Un accident de bus entre les villes touristiques de Dahab et Nuweiba, dans la péninsule du Sinaï, a coûté la vie à 16 personnes et blessé 28 autres ce mercredi 2 septembre. L’événement, qui a mobilisé 20 ambulances, révèle une fois de plus les failles structurelles de la sécurité routière en Égypte, où près de 6 000 décès annuels sont recensés.
Un bilan lourd dans une région prisée des touristes
L’accident s’est produit sur la route reliant Dahab et Nuweiba, deux destinations emblématiques du Sinaï, réputées pour leurs paysages naturels et leur biodiversité marine. Les causes exactes de l’écrasement restent indéterminées, mais les autorités égyptiennes n’ont pas évoqué de défaillance mécanique ou de problème météorologique. Les secours, déployés en urgence, ont évacué les victimes vers les hôpitaux locaux pour des soins d’urgence.
Des infrastructures vétustes et des comportements à risque
Ce drame s’inscrit dans un contexte plus large de crise routière en Égypte. Les accidents de la route y sont fréquents, souvent imputés à des facteurs multiples : véhicules mal entretenus, routes dégradées, et surtout une application aléatoire du Code de la route. Les comportements dangereux au volant, comme les excès de vitesse ou le non-respect des priorités, aggravent une situation déjà critique. En 2023, près de 6 000 personnes ont péri sur les routes égyptiennes, selon les dernières statistiques officielles.
Un précédent tragique en juillet
Ce n’est pas la première fois que la région du Sinaï est frappée par un accident meurtrier. En juillet dernier, un autre drame avait endeuillé le nord du pays : au moins 18 personnes, majoritairement des adolescents, avaient péri dans la collision entre deux pick-up transportant des ouvriers agricoles. Ces événements récurrents soulèvent des questions sur la priorité accordée à la sécurité des usagers et à la modernisation des infrastructures.
Quelles solutions pour endiguer la crise ?
Face à l’ampleur de la crise, les autorités égyptiennes pourraient être contraintes d’agir sur plusieurs leviers : renforcement des contrôles routiers, sanctions plus sévères contre les contrevenants, et investissements massifs dans l’entretien des routes et des véhicules. Pourtant, les défis restent immenses, notamment dans un pays où le tourisme, secteur clé de l’économie, dépend en partie de la fluidité des déplacements dans des zones comme le Sinaï.