En août 2026, l’Égypte domine le classement des pays africains les plus endettés auprès du Fonds monétaire international (FMI), avec un encours de 7,86 milliards de droits de tirage spéciaux (DTS). La Côte d’Ivoire et le Ghana complètent le trio de tête, tandis que le Kenya et la République démocratique du Congo (RDC) ferment ce classement. Ces chiffres, bien que significatifs, ne reflètent pas la dette publique totale des États, mais uniquement les crédits encore dus au FMI.
Les faits essentiels
Au 18 août 2026, l’Égypte affiche un encours de dette de 7,86 milliards de DTS auprès du FMI, soit le montant le plus élevé du continent. La Côte d’Ivoire et le Ghana suivent avec respectivement 4,14 milliards et 2,99 milliards de DTS. Le Kenya et la RDC complètent le top 5 avec des encours respectifs de 2,23 milliards et 1,8 milliard de DTS. Ces données, publiées par le FMI, illustrent les flux financiers récents entre les États et l’institution, incluant des décaissements et des remboursements partiels.
L’Égypte a bénéficié d’un nouveau décaissement de 1,8 milliard de dollars fin juillet 2026, validé par le conseil d’administration du FMI après évaluation de son programme économique. La Côte d’Ivoire, quant à elle, a vu sa situation s’améliorer grâce à des réformes structurelles, réduisant son risque de surendettement de modéré à faible en juin 2026. Le pays a également obtenu un décaissement immédiat de 832,8 millions de dollars après des revues positives.
Pourquoi c'est important
Ces encours de dette envers le FMI révèlent des dynamiques économiques contrastées. Un emprunt auprès du FMI ne signifie pas systématiquement une crise financière : il peut répondre à des besoins temporaires de liquidités, soutenir des réformes ou renforcer les réserves de change. Cependant, la capacité de remboursement de ces pays dépend de leur taille économique, de leurs recettes publiques et de leur gestion des échéances. Une dette élevée, si elle n’est pas maîtrisée, peut peser sur les finances publiques et limiter les marges de manœuvre budgétaires.
La situation de la Côte d’Ivoire montre que des réformes bien menées peuvent améliorer la soutenabilité de la dette. À l’inverse, l’Égypte, malgré un décaissement récent, reste le premier débiteur africain du FMI, ce qui souligne les défis persistants de son économie. Ces indicateurs sont donc à analyser au cas par cas, en tenant compte du contexte macroéconomique de chaque pays.
Ce qu'il faut surveiller
Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’évolution de ces encours. Les remboursements partiels, les nouveaux décaissements et les résultats des programmes économiques soutenus par le FMI pourraient modifier le classement. La capacité des pays à honorer leurs engagements dépendra également de leur croissance économique et de leur accès aux marchés financiers internationaux.
Un point clé à suivre concerne la Côte d’Ivoire, dont la dette envers le FMI a été jugée moins risquée grâce à des réformes. Si ces avancées se confirment, d’autres pays pourraient bénéficier d’une réévaluation similaire. Enfin, l’Angola, autrefois parmi les principaux débiteurs, pourrait réintégrer le top 5 si ses remboursements se poursuivent ou si de nouveaux décaissements sont accordés.