L'Église méthodiste du Ghana a officiellement interpellé le gouvernement suite aux allégations d'abus sexuels visant 19 élèves du lycée technique d'Obuasi (SHTS). Cette affaire, qui suscite une vive émotion nationale, soulève des questions critiques sur la sécurité des mineurs au sein du système éducatif ghanéen.
Suspension et enquête judiciaire en cours
Le proviseur de l'établissement, Zakaria Abdulai, a été suspendu par le Service de l'éducation du Ghana (GES) dans l'attente des conclusions de l'enquête. Parallèlement, le ministère de l'Éducation a saisi la division des enquêtes criminelles (CID) de la police ghanéenne pour faire la lumière sur ces faits graves. Il est à noter que M. Abdulai occupait également des fonctions politiques en tant que secrétaire de circonscription du Congrès national démocratique (NDC) à Juaben.
Exigences de transparence et de responsabilité
Dans une déclaration publiée le 27 octobre 2026, l'Église méthodiste a fermement condamné ces violences, insistant sur la nécessité d'une enquête indépendante et transparente. L'institution religieuse réclame non seulement la poursuite judiciaire des responsables, mais aussi une reddition de comptes pour toute autorité ou institution dont l'inaction aurait permis la persistance de ces abus. L'Église s'inquiète particulièrement des rapports suggérant que des plaintes auraient pu être ignorées sur une longue période, pointant ainsi une défaillance systémique dans la protection des élèves.
Réforme des mécanismes de protection scolaire
Au-delà du cas individuel, l'Église méthodiste préconise une refonte des dispositifs de sauvegarde dans les établissements scolaires. Elle appelle à la mise en place de mécanismes de signalement confidentiels permettant aux élèves de dénoncer des abus sans crainte de représailles. Les mesures demandées incluent également un soutien psychologique, médical et éducatif à long terme pour les victimes et leurs familles. L'institution exhorte les acteurs de la société civile, les professionnels de la santé mentale et les leaders communautaires à se mobiliser pour garantir un environnement scolaire sécurisé, affirmant que la protection des enfants doit devenir une priorité nationale absolue.