Le Ghana Catholic Bishops’ Conference (GCBC) alerte sur les conséquences de son exclusion du Conseil du Ghana Education Service (GES), un retrait qu’il juge préjudiciable à la lutte contre l’indiscipline scolaire et à la qualité des décisions éducatives.
Une exclusion qui affaiblit l’influence de l’Église dans l’éducation
L’Église catholique, deuxième plus grand fournisseur d’enseignement formel au Ghana, dénonce son éviction progressive des instances décisionnelles du secteur éducatif. Selon le GCBC, cette marginalisation réduit son rôle dans les débats clés sur l’éducation, alors même que ses établissements accueillent des milliers d’élèves. Le président de la Conférence, Mgr Matthew Gyamfi, a souligné lors d’un échange avec le Comité parlementaire des Affaires traditionnelles, de la Culture et des Religions que cette exclusion prive le système éducatif d’une expertise historique en matière de discipline et de valeurs morales.
L’indiscipline scolaire, symptôme d’un dialogue rompu ?
Le GCBC lie directement la montée des problèmes de discipline et d’immoralité dans les lycées à son absence des cercles de décision. « On nous exclut des lieux où se prennent les décisions sur l’éducation, puis on s’étonne de l’indiscipline dans les écoles », a déclaré Mgr Gyamfi. Pour l’Église, son retrait des instances comme le Conseil du GES prive le pays d’un acteur clé, dont la mission éducative inclut traditionnellement l’encadrement moral des jeunes. Une exclusion qui, selon elle, aggrave les défis déjà identifiés dans le système scolaire ghanéen.
Une demande d’inclusion renforcée dans les politiques éducatives
Face à cette situation, le GCBC exige une réintégration immédiate de ses représentants dans les instances décisionnelles du GES et une reconnaissance accrue du rôle des acteurs religieux dans l’élaboration des politiques éducatives. L’objectif : restaurer un équilibre entre les acteurs publics et privés, tout en s’appuyant sur l’expertise des institutions à vocation morale. Cette position pourrait relancer le débat sur la gouvernance du secteur éducatif au Ghana, où la collaboration entre l’État et les acteurs confessionnels reste un enjeu central.