Législatives marocaines 2026 : une stabilité parlementaire trompeuse derrière le remaniement des forces

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 13 lectures
Législatives marocaines 2026 : une stabilité parlementaire trompeuse derrière le remaniement des forces

Les élections législatives du 23 septembre 2026 au Maroc ont dessiné une nouvelle carte parlementaire, marquée par une redistribution interne des forces. Si le quatuor dominant conserve une emprise quasi identique sur la Chambre des représentants, les dynamiques de pouvoir entre ces formations ont été profondément bouleversées.

Une domination collective inchangée

Le constat est frappant : le Parti Authenticité et Modernité (PAM), le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti de l’Istiqlal et le Parti de la justice et du développement (PJD) totalisent 282 sièges sur les 395 que compte l'hémicycle. Cette emprise de 71,39 % est quasi identique aux 71,65 % enregistrés lors du scrutin de 2021. Malgré les turbulences électorales, le poids global des quatre formations de tête demeure une constante structurelle de la vie politique marocaine.

La bascule des rapports de force internes

Derrière cette stabilité apparente, les trajectoires individuelles des partis divergent nettement. Le PAM s'impose désormais comme la première force politique avec 97 sièges, soit une progression de dix élus. À l'opposé, le RNI, qui dominait le précédent scrutin avec 102 sièges, subit un recul marqué en tombant à 66 élus. Le Parti de l’Istiqlal suit une tendance similaire, perdant 16 sièges pour s'établir à 65. Le fait marquant de ce scrutin reste toutefois le retour en force du PJD, qui passe de 13 à 54 sièges, illustrant une recomposition spectaculaire des équilibres au sein du bloc dominant.

L'affaiblissement de l'ancienne majorité

L'analyse des résultats met en lumière une érosion parlementaire pour les trois partis qui composaient la majorité gouvernementale sortante (RNI, PAM, Istiqlal). Leur poids cumulé est passé de 270 sièges en 2021 à 228 aujourd'hui. Bien qu'ils conservent une majorité arithmétique confortable — dépassant le seuil des 198 sièges requis — cette perte de 42 sièges fragilise leur positionnement. La configuration future du gouvernement dépendra désormais des prochaines phases de consultations politiques, dans un paysage parlementaire où les écarts entre les quatre grands partis se sont considérablement resserrés.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.