Législatives en Israël : l'opposition devance Benjamin Netanyahou sans majorité claire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 9 lectures
Législatives en Israël : l'opposition devance Benjamin Netanyahou sans majorité claire

Les élections législatives israéliennes marquent un tournant politique majeur, le bloc d'opposition mené par Gadi Eisenkot devançant la coalition sortante de Benjamin Netanyahou. Malgré cette avance, aucun des deux camps ne parvient à obtenir la majorité absolue de 61 sièges à la Knesset, ouvrant une période d'incertitude et de tractations complexes.

Un paysage parlementaire fragmenté

Selon les premières projections des chaînes de télévision locales, le « bloc du changement » dirigé par le centriste Gadi Eisenkot obtiendrait entre 52 et 53 sièges, tandis que la coalition de Benjamin Netanyahou en récolterait environ 50. Bien que le Likoud, parti du Premier ministre sortant, demeure la formation politique la plus importante avec 24 à 25 sièges, cette configuration empêche toute formation immédiate de gouvernement. Le processus de dépouillement, supervisé par la Commission électorale, devrait se poursuivre sur plusieurs jours avant de confirmer ces tendances.

Le rôle pivot des listes arabes

Dans ce scrutin marqué par une participation record de 74,3 %, les deux listes arabes israéliennes s'affirment comme des acteurs incontournables. Avec une projection cumulée de 17 à 18 sièges, elles se positionnent en « faiseurs de roi » potentiels. Le parti Raam, dirigé par Mansour Abbas, et la Liste unifiée sont désormais au centre des calculs stratégiques des deux blocs principaux, qui devront négocier des alliances pour espérer atteindre le seuil de majorité requis.

Le poids du contexte sécuritaire

Ces élections se sont tenues sous l'ombre portée des événements du 7 octobre 2023. Gadi Eisenkot a axé sa campagne sur la critique de la gestion sécuritaire de Benjamin Netanyahou, promettant l'ouverture d'une commission d'enquête indépendante sur les défaillances survenues. De son côté, le Premier ministre sortant a tenté de mobiliser son électorat en présentant le scrutin comme une question de survie nationale, tout en défendant sa stratégie militaire à Gaza. Ce climat de forte polarisation, exacerbé par les tensions en Cisjordanie et les critiques internationales sur la conduite de la guerre, a profondément marqué cette consultation électorale.

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