À l'approche des élections législatives prévues le 23 septembre 2026, les régions du sud du Maroc voient leurs structures sociales traditionnelles s'activer pour garantir une forte mobilisation citoyenne. Les cheikhs et notables des tribus sahraouies multiplient les rencontres informelles afin d'encourager les habitants à exercer leur droit de vote et à s'impliquer activement dans le processus institutionnel.
Le rôle des structures traditionnelles dans la vie démocratique
Dans les provinces du Sud, la mobilisation électorale ne repose pas uniquement sur les partis politiques. Les structures tribales jouent un rôle de catalyseur, visant à assurer une participation massive des populations. Lors de réunions, notamment celle tenue au domicile de Brahim Ould Errachid à Laâyoune, les notables ont insisté sur le devoir national que représente le vote. L'objectif affiché est de faire de la participation électorale un levier pour renforcer la représentativité locale au sein des institutions élues, les régions du Sahara étant historiquement marquées par des taux de participation élevés.
Préserver la cohésion sociale face à la compétition électorale
Les intervenants ont souligné la nécessité de distinguer la compétition politique, jugée temporaire, de l'appartenance sociale et tribale, considérée comme durable. Un appel a été lancé pour éviter que les clivages partisans ne fragilisent l'unité de la société locale. Les participants ont insisté sur le fait que la pratique démocratique ne doit pas altérer les liens sociaux, qualifiant la société sahraouie de « seule et même famille » devant rester unie sur les questions stratégiques.
Soutien à l'initiative d'autonomie et perspectives régionales
Au-delà de l'enjeu électoral, ces concertations ont permis aux notables de réaffirmer leur position sur le dossier du Sahara. Les participants ont renouvelé leur soutien à l'initiative d'autonomie proposée par le Maroc. Ils considèrent cette option comme une solution sérieuse et réaliste, capable de mettre fin au conflit tout en favorisant le développement et la stabilité de la région. Cette convergence de vues témoigne d'une volonté de coordonner les positions au-delà des alignements conjoncturels, afin de peser davantage sur les orientations politiques nationales.