À quelques jours du scrutin législatif du 23 septembre, le Parti du progrès et du socialisme (PPS) tente de mobiliser l'électorat en prônant le « vote sanction ». Son secrétaire général, Mohammed Nabil Benabdallah, exhorte les citoyens à délaisser l'abstention pour exprimer leur mécontentement face au bilan gouvernemental actuel.
Mobiliser contre l'abstention par le vote sanction
Pour le dirigeant du PPS, l'abstention constitue une impasse politique qui laisse le mécontentement social sans traduction concrète. En appelant les électeurs à se rendre aux urnes, il cherche à transformer la colère liée au coût de la vie, au chômage et aux défaillances des services publics en un levier de changement. L'objectif affiché est de modifier les rapports de force au sein de l'hémicycle, tout en évitant le rejet global de la classe politique.
Un programme axé sur l'emploi et les services publics
Fort de sept années passées dans l'opposition, le PPS présente un programme articulé autour de mesures chiffrées. Le parti ambitionne notamment de créer entre 750 000 et 800 000 emplois, en misant sur l'industrialisation à haute valeur ajoutée, le numérique et la création d'une banque publique d'investissement. Sur le plan social, le projet insiste sur le renforcement de l'éducation et de la santé, avec la promesse de recruter 135 000 agents supplémentaires dans ces secteurs clés pour améliorer l'accès aux services de base.
Conditions d'une participation gouvernementale
Mohammed Nabil Benabdallah a clarifié la position de son parti concernant les futures alliances : le PPS ne cherche pas le pouvoir à tout prix. Une éventuelle participation au prochain gouvernement est conditionnée par un accord strict sur un socle programmatique, incluant la lutte contre la corruption et la généralisation de la couverture sanitaire. Si le dirigeant écarte une alliance avec le Rassemblement national des indépendants (RNI) en raison de divergences passées, il laisse la porte ouverte à d'autres formations, comme le Parti de l'Istiqlal, sous réserve de convergences sur les projets de société.
L'ambition d'un mandat fort
Le PPS espère atteindre une cinquantaine de sièges, un résultat qu'il juge nécessaire pour peser réellement sur les décisions publiques. En sollicitant un mandat clair, le parti souhaite démontrer sa capacité à gouverner et à mettre en œuvre ses engagements. Le message final est une invitation à « oser ensemble », soulignant que la légitimité du parti devra découler directement de la confiance exprimée par les électeurs lors du scrutin du 23 septembre.