À l’approche des élections législatives du 23 septembre 2026, la circonscription de Ben M’sik se prépare à une bataille électorale disputée pour l’attribution de ses trois sièges parlementaires. Entre la volonté des élus sortants de consolider leur ancrage et les ambitions de nouveaux prétendants, le scrutin s'annonce comme un test majeur pour les équilibres politiques locaux.
Une hiérarchie électorale en mutation
L'analyse des scrutins de 2016 et 2021 révèle une transformation profonde du paysage politique à Ben M’sik. Si le Parti de la justice et du développement (PJD) dominait largement les débats en 2016 avec 15 584 voix, il a connu un recul marqué en 2021, chutant à la quatrième place avec seulement 1 810 suffrages. À l'inverse, le Parti authenticité et modernité (PAM) a su accroître son influence, passant de 1 388 voix en 2016 à l'obtention d'un siège parlementaire en 2021 grâce à Mustapha Jeddad.
La résilience des figures locales
Au cœur de cette instabilité, deux personnalités se distinguent par leur constance électorale : Mohamed Joudar, secrétaire général de l'Union constitutionnelle et président de l'arrondissement, et Taoufik Kamil, représentant du Rassemblement national des indépendants (RNI). Ces deux élus sont les seuls à avoir conservé leur siège lors des deux dernières législatures. Leur capacité à maintenir une base électorale solide, malgré les fluctuations nationales, en fait les acteurs centraux de cette nouvelle échéance.
Les enjeux du scrutin de 2026
Pour le scrutin de septembre, les formations politiques ont majoritairement opté pour la continuité. L'Union constitutionnelle, le RNI et le PAM ont reconduit respectivement Mohamed Joudar, Taoufik Kamil et Mustapha Jeddad. Face à eux, le PJD tente une reconquête avec Saïd Kachani, tandis que le Parti de l’Istiqlal mise sur Mahfoud Tehriss pour s'imposer. Le Parti du progrès et du socialisme et l'Alliance de la gauche complètent ce tableau, cherchant à capter de nouveaux segments de l'électorat.
La configuration actuelle de la circonscription de Ben M’sik, véritable observatoire des dynamiques casablancaises, laisse présager une compétition ouverte. La capacité des candidats sortants à défendre leur bilan face à une concurrence diversifiée déterminera la nouvelle physionomie de la représentation parlementaire locale.