L'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien est sorti de son silence ce mardi 13 octobre pour répondre aux vives polémiques entourant son ouvrage "C'était ça ou mourir". Si l'auteur rejette catégoriquement l'utilisation de l'intelligence artificielle pour la rédaction de son texte, il reconnaît toutefois avoir commis des actes de plagiat envers plusieurs auteurs reconnus.
Démenti formel sur l'usage de l'intelligence artificielle
Face aux accusations de recours massif à l'intelligence artificielle générative, lancées il y a trois semaines par le compte X "Balance ton Claude", Thélyson Orélien a tenu à clarifier sa méthode de travail. Dans un texte intitulé "Ce roman que j'ai écrit", l'auteur de 38 ans qualifie ces allégations de "calomnie" et d'"hérésie". Il soutient que son œuvre, entamée en 2017 au Québec, puise sa source dans son expérience personnelle de l'exil et celle d'autres migrants, affirmant qu'aucune phrase du livre n'a été générée par une machine.
La reconnaissance de fautes éthiques
Si l'auteur maintient la paternité de son récit, il concède des manquements graves sur le plan de l'intégrité littéraire. Il admet avoir plagié des auteurs reconnus après son installation au Canada, qualifiant ces agissements d'"erreurs inacceptables". Thélyson Orélien a exprimé ses "excuses sans réserve" pour ces emprunts non autorisés, marquant une rupture avec le silence qu'il observait depuis le début de la controverse.
Conséquences sur la carrière de l'auteur
La polémique a eu un impact immédiat sur la diffusion de l'ouvrage, qui figurait parmi les succès de la rentrée littéraire en France. Dès le 25 septembre, les éditions du Boréal, son éditeur canadien, avaient pris la décision de suspendre la tournée promotionnelle du roman. Peu après, l'écrivain avait lui-même mis un terme à ses engagements en France pour regagner le Québec. Ces aveux et les débats persistants sur la fiabilité des outils de détection de textes générés par IA placent désormais l'auteur dans une position délicate au sein du milieu littéraire.