L'écrivain Thélyson Orélien dément l'usage de l'IA pour son roman tout en admettant des plagiats passés

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 23 lectures
L'écrivain Thélyson Orélien dément l'usage de l'IA pour son roman tout en admettant des plagiats passés

L'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien se retrouve au cœur d'une controverse majeure après avoir été accusé d'avoir eu recours à l'intelligence artificielle pour rédiger son roman C'était ça ou mourir. Si l'auteur rejette fermement cette allégation, qualifiant l'idée de « calomnie », il a néanmoins reconnu avoir commis des actes de plagiat par le passé, suscitant un vif débat sur l'intégrité littéraire et la réception de son œuvre, actuellement en lice pour plusieurs prix prestigieux.

Une défense contre les accusations d'automatisation

Face aux critiques affirmant que son roman aurait été généré par une machine, Thélyson Orélien a tenu à clarifier son processus créatif. Dans un texte public, il explique avoir débuté l'écriture de son ouvrage en 2017, s'appuyant sur son expérience personnelle de la migration et sur un travail de longue haleine. S'il admet avoir utilisé des outils technologiques pour des recherches ponctuelles, notamment sur des idiomes étrangers, il insiste sur le fait qu'aucune phrase de son livre n'a été produite par une intelligence artificielle, revendiquant la paternité totale de son récit.

La reconnaissance d'erreurs de jeunesse

Parallèlement à sa défense sur le recours à l'IA, l'auteur a présenté des excuses « sans réserve » pour des plagiats commis après son arrivée au Canada. Il explique ces manquements par une inexpérience de jeunesse et une admiration démesurée pour de grandes figures de la littérature mondiale, telles que Césaire, Glissant ou Dostoïevski. Selon lui, cette volonté d'imiter des rythmes et des styles admirés l'a conduit à s'approprier indûment des textes, une pratique qu'il qualifie aujourd'hui d'« inacceptable ».

L'impact sur la reconnaissance littéraire

La polémique prend une dimension particulière alors que C'était ça ou mourir figure dans les sélections de prix littéraires de premier plan, dont le Goncourt, le Femina, le Renaudot et le Médicis. Thélyson Orélien dénonce un « lynchage médiatique » et un harcèlement qu'il juge disproportionnés. Il appelle désormais à ce que son roman soit évalué pour ses qualités intrinsèques, soulignant que ses erreurs passées ne devraient pas occulter le travail de création mené sur plusieurs années pour raconter le parcours de son personnage, Jonas Dorléon, et les réalités de l'exil.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.