Devant un parterre d'investisseurs institutionnels et de régulateurs réunis à Accra, l'économiste vétéran Kwame Pianim a érigé Fidelity Bank Ghana en exemple de bonne gouvernance, de transmission réussie et de capital 100 % ghanéen. Son intervention, prononcée lors de la Conférence sur le marché de la dette organisée par la banque, replace la solidité institutionnelle au cœur des priorités de financement du pays.
Un satisfecit pour la transition générationnelle de Fidelity
Pianim a fait de la crédibilité des chiffres et de la qualité de la transmission managériale le socle de son message aux émetteurs. « Soyez honnêtes. Ayez les bons chiffres », a-t-il lancé, avant d'appeler les entreprises à se doter d'un plan de succession rigoureux. Il a cité nommément Fidelity Bank, soulignant « la transition des fondateurs vers une nouvelle génération » comme une preuve de maturité institutionnelle, condition nécessaire pour honorer ses engagements de long terme auprès des investisseurs.
La souveraineté du capital, un impératif pour Accra
Pour Pianim, la solidité financière du Ghana passe par un renforcement des sources domestiques de capitaux : fonds de pension, compagnies d'assurance et institutions nationales. Il a défendu l'idée d'un secteur financier majoritairement détenu par des acteurs ghanéens, à l'image de Fidelity Bank, jugeant qu'un pays qui contrôle ses leviers financiers « danse sur sa propre musique ». Cette mise en garde s'adresse autant aux dirigeants politiques qu'aux opérateurs du marché.
Conférence à Accra : transformer la reprise en croissance durable
La conférence, organisée sous le thème « Taux bas, opportunités accrues : libérer la croissance par le marché de la dette », a réuni la Banque du Ghana, le ministère des Finances, la Ghana Stock Exchange, des investisseurs institutionnels et des responsables de marché. L'objectif affiché : convertir la reprise macroéconomique du pays en financement productif de long terme. Pianim, témoin de plus de cinq décennies de cycles économiques ghanéens, a toutefois appelé à la vigilance contre toute tentation de complaisance, insistant sur la discipline budgétaire et le renforcement des garde-fous institutionnels durant la phase de transition vers la croissance.