L'économie du Ghana a maintenu une dynamique positive au deuxième trimestre 2026, enregistrant une croissance de 6,0 %. Ce résultat porte la progression du Produit Intérieur Brut (PIB) à 6,2 % sur l'ensemble du premier semestre, confirmant la résilience du pays malgré un léger ralentissement par rapport aux 6,1 % observés à la même période en 2025.
Le secteur des services et l'essor du numérique
Le secteur des services s'impose comme le moteur principal de cette expansion, contribuant à hauteur de 57,6 % à la croissance globale du PIB avec une progression sectorielle de 8,0 %. Au sein de cette dynamique, le segment des technologies de l'information et de la communication (TIC) joue un rôle prépondérant : avec une croissance spectaculaire de 30,9 %, il a généré à lui seul 41,5 % de la croissance totale du PIB au cours du deuxième trimestre.
Industrie et pétrole : une reprise contrastée
Le secteur industriel a enregistré une croissance modérée de 4,3 %. Cette performance est largement soutenue par un rebond significatif de 21,4 % des activités liées au pétrole et au gaz. Toutefois, cette progression reste inégale, soulignant que la reprise industrielle ne s'est pas encore diffusée de manière homogène à l'ensemble des activités productives du pays.
Les fragilités du secteur agricole
À l'opposé des services, l'agriculture affiche une performance plus faible avec une croissance limitée à 3,9 %. Ce résultat est principalement plombé par une chute brutale de 24,7 % des activités de pêche. Ce contraste entre le dynamisme technologique et les difficultés du secteur primaire soulève des interrogations sur la capacité de l'économie ghanéenne à équilibrer ses sources de richesse.
Investissements et demande intérieure en hausse
Malgré ces disparités, les indicateurs macroéconomiques témoignent d'une confiance accrue des acteurs économiques. Les investissements ont bondi de 53,0 % au deuxième trimestre, tandis que la demande intérieure a progressé de 11,2 %. Ces chiffres suggèrent un renforcement des dépenses au sein de l'économie nationale. Pour les décideurs, le défi majeur reste désormais de transformer cette dynamique concentrée sur les services et les hydrocarbures en une croissance inclusive, capable de stimuler l'emploi et d'améliorer les revenus des ménages dans les secteurs actuellement à la traîne, comme l'agriculture et l'industrie manufacturière.