Le World Igbo Congress (WIC) a officiellement mis en garde les acteurs politiques et leurs partisans contre toute forme d'intimidation ou de menace à l'encontre des citoyens d'origine Igbo. Cette déclaration intervient dans un climat de tension croissante à l'approche des élections générales de 2027, alors que la figure politique de Peter Obi cristallise les débats.
Une ligne rouge face aux violences politiques
Basil Onwukwe, vice-président du WIC, a souligné que si l'organisation demeure non partisane, cette neutralité ne saurait être confondue avec de l'indifférence. Le WIC affirme désormais sa volonté de ne plus tolérer les menaces pesant sur les personnes ou les biens des membres de la communauté Igbo en raison de leurs choix politiques. Cette mise en garde fait suite à des incidents rapportés, notamment des pressions exercées par des responsables locaux pour empêcher la libre circulation ou l'expression politique de personnalités comme Peter Obi.
Surveillance accrue et défense des droits
L'organisation annonce qu'elle surveille étroitement l'évolution du paysage politique nigérian. Le WIC se dit prêt à prendre des mesures concrètes pour protéger l'intégrité physique et les intérêts économiques des Igbo à travers le pays. Selon Basil Onwukwe, le débat démocratique doit se dérouler sans amertume ni violence, et toute action mettant en péril la sécurité des citoyens Igbo entraînera une réponse ferme de la part de l'organisation.
Projets de structuration et soutien à la diaspora
En parallèle de ses prises de position politiques, le WIC renforce ses réseaux de soutien à l'international. À l'approche de sa convention annuelle à Austin, au Texas, l'organisation a dévoilé plusieurs initiatives destinées à consolider les liens économiques de la communauté. Parmi ces projets figurent la création d'une coopérative de crédit (Igbo Credit Union) aux États-Unis ainsi que l'édification d'un mémorial, le « Biafra Cenotaph and Monumental Park », un projet initié lors de la précédente convention dans le Massachusetts.