Le vice‑président ghanéen incite à placer le verdissement au centre du développement suite aux inondations dévastatrices

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 32 lectures
Le vice‑président ghanéen incite à placer le verdissement au centre du développement suite aux inondations dévastatrices

Lors du 14ᵉ Ghana Garden and Flower Show à Accra, la vice‑présidente Prof Naana Jane Opoku‑Agyemang a profité de l’événement pour rappeler que les récentes inondations sont le symptôme d’une négligence environnementale et que le verdissement doit devenir une composante incontournable du développement national.

Les inondations comme signal d’alarme

Les crues qui ont submergé plusieurs régions du pays ont mis en évidence l’accumulation de plastiques et de déchets ménagers dans les canaux et les cours d’eau. Selon la vice‑présidente, ces obstructions aggravent la propagation des eaux, transformant des épisodes de pluie en catastrophes humaines et économiques. Elle a insisté sur le fait que la discussion autour de la protection de l’environnement ne doit pas s’arrêter au retrait des eaux, mais se poursuivre pour éviter la récurrence de tels désastres.

Verdissement intégré au processus de développement

Prof Opoku‑Agyemang a souligné que le « greening » ne doit pas être perçu comme une mesure post‑développement, mais comme une étape simultanée à toute expansion urbaine ou industrielle. Elle a appelé les autorités locales, les promoteurs immobiliers et les entreprises à créer une demande accrue pour les espaces verts, tout en incitant les producteurs ghanéens à répondre à ce marché naissant et à explorer les opportunités d’exportation. Le discours s’est appuyé sur le thème du salon, « Green Means Business », pour illustrer le potentiel économique du secteur.

Horticulture : un levier économique et social

La vice‑présidente a mis en avant le rôle stratégique de l’horticulture, au-delà de l’esthétique. Jardins et fleurs génèrent des emplois, soutiennent des chaînes de valeur – de la production à la commercialisation – et offrent des débouchés pour les jeunes à l’intersection de l’agriculture, de la technologie et de la créativité. Elle a rappelé les programmes gouvernementaux tels que le Feed Ghana Programme, qui favorisent l’irrigation, les intrants améliorés, la production sous serre et l’accès aux marchés. Le projet « Tree for Life » et les initiatives visant les assemblées locales à collaborer avec les parcs et jardins ont également été cités comme exemples concrets de soutien institutionnel.

Responsabilités partagées pour une économie verte

Pour concrétiser cette vision, la vice‑présidente a appelé les établissements de formation, les institutions financières, le secteur privé et les organisations professionnelles à jouer un rôle actif. Elle a insisté sur la nécessité d’investir dans la formation, le financement et les normes de qualité afin de renforcer la chaîne de valeur horticole et de garantir la durabilité des espaces verts. « Nous sommes tous parties prenantes de cette entreprise », a-t-elle conclu, rappelant que la réussite d’un Ghana plus vert dépend d’un effort collectif.

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