Le TUC conteste la stratégie gouvernementale sur la gestion privée de la compagnie d'électricité ghanéenne

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 26 lectures
Le TUC conteste la stratégie gouvernementale sur la gestion privée de la compagnie d'électricité ghanéenne

Le Trades Union Congress (TUC) du Ghana exprime une vive opposition aux modalités de la réforme envisagée pour l'Electricity Company of Ghana (ECG). Le syndicat rejette la distinction opérée par l'exécutif entre une simple participation du secteur privé et une privatisation, y voyant une menace directe sur la souveraineté de l'entreprise publique.

Une confusion sémantique sur la nature de la réforme

Pour le Dr Kwabena Nyarko Otoo, secrétaire général adjoint du TUC, le gouvernement joue sur les mots. Selon lui, la participation du secteur privé (PSP) proposée constitue, dans les faits, une privatisation. Le syndicat soutient que la privatisation ne se limite pas à la vente intégrale des actifs d'une société, mais englobe également tout transfert de contrôle décisionnel. En s'appuyant sur des précédents historiques, le TUC rappelle que des cessions antérieures n'impliquaient pas forcément la vente totale des parts, mais suffisaient à transférer le pouvoir de gestion à des intérêts privés.

La transformation de l'ECG en simple gestionnaire d'actifs

Le cœur du désaccord réside dans le changement de paradigme imposé à l'ECG. Le TUC craint que, sous couvert de ne pas vendre les actifs physiques, le gouvernement ne réduise l'entreprise à une structure de gestion d'actifs. Si un opérateur privé prend le contrôle effectif de la distribution d'électricité, le rôle historique et opérationnel de l'ECG serait vidé de sa substance. Pour les représentants des travailleurs, cette restructuration fragilise non seulement la position des employés, mais également la capacité de l'État à piloter un service public stratégique.

Les enjeux de l'efficacité énergétique face au contrôle public

Le gouvernement justifie cette ouverture au privé par la nécessité d'améliorer l'efficacité du secteur de la distribution électrique. Toutefois, le TUC estime que cette argumentation ne répond pas aux préoccupations fondamentales concernant la structure de l'accord. Au-delà des garanties sur la propriété des actifs, le syndicat insiste sur les conséquences à long terme pour les consommateurs et l'intérêt national. La méfiance des organisations syndicales souligne un débat persistant sur la gestion des infrastructures critiques et le risque de perte de contrôle public sur des services essentiels à l'économie ghanéenne.

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