Le tribunal militaire de Bamako sanctionne plusieurs manquements à la discipline et au code pénal

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 61 lectures
Le tribunal militaire de Bamako sanctionne plusieurs manquements à la discipline et au code pénal

Le tribunal militaire de Bamako a récemment statué sur une série d'affaires impliquant des membres des forces de défense et de sécurité. Ces audiences, présidées par le magistrat Assama Dolo, marquent une volonté de renforcer le respect du code pénal et de la discipline au sein des rangs militaires.

Des infractions aux lourdes conséquences financières

Le premier dossier examiné concernait le sergent-chef de police Bourama Coulibaly, en poste à Kéniéba. Poursuivi pour abus de confiance, escroquerie et violation de consignes militaires, il a été reconnu coupable par la juridiction. Outre une peine de 18 mois d'emprisonnement avec sursis, le tribunal a imposé une amende de 500 000 francs CFA, assortie d'une condamnation au paiement de plus de 18 millions de francs CFA, complétée par 3 millions de francs CFA de dommages-intérêts.

Sanctions contre la désertion et les manquements au service

La juridiction a également traité le cas du soldat de 1re classe Adama Traoré, accusé de désertion et de violation de consignes. Après avoir bénéficié d'une permission de quinze jours, le militaire ne s'est pas présenté à son unité, restant absent de septembre 2025 à mai 2026. Ayant reconnu les faits, il a écopé de deux ans d'emprisonnement, dont un an ferme. Dans un autre registre, l'adjudant-chef de la Gendarmerie nationale, Diéka dit Youssouf Diabaté, a été condamné à trois mois d'emprisonnement avec sursis pour complicité d'évasion et non-respect des consignes militaires.

L'exigence de rigueur dans le métier des armes

Au-delà des condamnations prononcées, le substitut du procureur, le capitaine Alou Synayoko, a insisté sur la dimension éthique et légale de la fonction militaire. Rappelant que le métier des armes exige une rigueur exemplaire, il a souligné la nécessité pour les personnels de se conformer strictement aux dispositions du code pénal militaire et aux droits de l'Homme. Alors qu'un quatrième dossier a été renvoyé au 8 septembre 2026, ces décisions illustrent la volonté des autorités judiciaires de Bamako de maintenir une discipline stricte au sein des forces armées, condition jugée indispensable à l'exercice de leurs missions régaliennes.

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