Le tribunal de Bobo-Dioulasso maintient en détention Lionel Bilgo dans le dossier SITRAF

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 66 lectures
Le tribunal de Bobo-Dioulasso maintient en détention Lionel Bilgo dans le dossier SITRAF
Photo par AFRIQUE AYELE-Y sur Pexels

Le Pôle économique et financier (ECOFI) de Bobo-Dioulasso a refusé, ce lundi, la remise en liberté provisoire de l'ancien ministre Lionel Bilgo et de son co-prévenu Vincent de Paul Kaboré. Cette décision maintient les deux hommes en détention dans le cadre de l'affaire impliquant la Société immobilière Traoré et Frères (SITRAF), alors que la procédure judiciaire se poursuit.

Des poursuites pour activités foncières et blanchiment

L'affaire, initialement traitée par la chambre correctionnelle, a été transférée au Pôle ECOFI, une juridiction spécialisée dans les dossiers financiers complexes. Les prévenus font face à des accusations graves, notamment l'exercice illégal d'activités de promotion immobilière sans les autorisations requises. À ces chefs d'inculpation s'ajoute un volet relatif au blanchiment de capitaux, un point que la défense a tenté de dissocier des activités foncières lors des débats.

La stratégie de la défense face à la détention

Lors de l'audience, les avocats de la défense ont plaidé pour une mise en liberté sous contrôle judiciaire, arguant de la stabilité familiale des prévenus au Burkina Faso. Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré ont tous deux insisté sur leur coopération avec la justice, rappelant qu'ils s'étaient présentés d'eux-mêmes suite à la réception de leurs convocations. L'ancien ministre a également exprimé son épuisement face à la longueur de la procédure, soulignant que leur détention effective avait débuté dix jours avant la date officielle du 28 août.

Le risque de fuite au cœur de la décision judiciaire

Le ministère public a fermement rejeté la demande de liberté provisoire, estimant que les garanties de représentation fournies par les prévenus, notamment leurs attaches familiales, ne suffisaient pas à écarter le risque de fuite. En suivant les réquisitions du parquet, le tribunal a confirmé le maintien en détention des deux hommes. Le dossier a été officiellement renvoyé au 5 octobre 2026, date à laquelle la procédure devrait connaître une nouvelle étape. Cette décision marque une étape importante dans ce dossier qui interroge les pratiques du secteur immobilier et le respect des réglementations en vigueur dans le pays.

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