Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a programmé, à compter du 8 octobre 2026, la première audience du recours introduit par la Fédération sénégalaise de football contre la décision de la CAF qui a attribué la victoire de la finale de la CAN 2025 au Maroc. La décision finale du tribunal devrait être rendue avant la mi-novembre, avec des répercussions potentielles pour l’organisation du tournoi.
Audience d’ouverture le 8 octobre 2026
Lors de cette première séance, les représentants du Sénégal, de la CAF, ainsi que les parties tierces concernées seront entendus. Le TAS procédera à l’examen des arguments juridiques présentés par le Sénégal, qui conteste la légitimité de la révision de la décision initiale. La procédure suit les règles du règlement du TAS, qui prévoit un délai de quelques semaines entre l’audience et le rendu du jugement.
Le revirement de la CAF : du maintien du triomphe sénégalais à l’attribution du titre au Maroc
Après la finale interrompue, la CAF avait d’abord confirmé la victoire du Sénégal. Une fois la rencontre reprise, le jury d’appel a modifié sa position, invoquant les conditions de reprise du match et déclarant le Maroc champion. Cette volte‑face a déclenché la saisine du TAS par le Sénégal, qui estime que la décision viole les principes d’équité et de transparence du règlement de la compétition.
Enjeux juridiques et implications pour la CAN 2025
Le tribunal devra déterminer si la CAF a respecté les procédures d’appel et si les critères appliqués pour réattribuer le titre sont conformes au cadre réglementaire de la compétition. Au-delà du résultat immédiat, le jugement du TAS pourrait influencer la gouvernance des instances africaines du football, en rappelant les limites du pouvoir discrétionnaire des organes de la CAF. Une décision défavorable au Sénégal pourrait également affecter la crédibilité du tournoi auprès des supporters et des sponsors.
Perspectives pour les parties et le calendrier du tournoi
Si le TAS annule la décision de la CAF, la fédération sénégalaise pourrait réclamer la remise du trophée ou, à défaut, une compensation financière. En revanche, un maintien de la décision marocaine clôturerait le litige mais laisserait en suspens les questions de procédure. Le calendrier de la CAN 2025, déjà serré, devra s’adapter aux éventuelles consignes du tribunal, notamment en matière de cérémonies officielles et de communication auprès des fans.