Le Tribunal arbitral du sport face au litige sur le titre de champion de la CAN 2025

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 23 lectures
Le Tribunal arbitral du sport face au litige sur le titre de champion de la CAN 2025

Le statut de champion d'Afrique de la CAN 2025 demeure en suspens dans l'attente d'une sentence du Tribunal arbitral du sport (TAS). Saisi par la Fédération sénégalaise, l'organe judiciaire international doit trancher le litige opposant le Sénégal au Maroc après une décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF).

Le basculement juridique de la CAF

Sur le terrain, le Sénégal avait remporté la finale le 18 janvier sur le score de 1-0. Cependant, le 17 mars, le jury d'appel de la CAF a renversé ce résultat en déclarant les Lions forfaits pour abandon de terrain, conformément aux articles 82 et 84 du règlement. Cette décision a octroyé une victoire sur tapis vert (3-0) au Maroc. La Fédération sénégalaise a immédiatement contesté cette sanction devant le TAS, demandant l'annulation de la décision et la reconnaissance officielle de sa victoire sportive.

Les prérogatives du TAS

Lors de l'audience à huis clos tenue le 8 octobre, la formation arbitrale, présidée par le Français Gérald Simon, a examiné les faits et le droit. Le TAS dispose de plusieurs options : il peut valider le résultat du terrain, confirmer la décision de la CAF, ou annuler cette dernière pour renvoyer le dossier devant l'instance africaine. Si le tribunal choisit de se substituer à la CAF, sa décision sera définitive, bien qu'un recours limité devant le Tribunal fédéral suisse reste théoriquement possible pour des questions de procédure ou de compétence.

Une attente sous tension

La controverse a largement dépassé le cadre sportif, suscitant des réactions au sein de la société civile et des milieux culturels sénégalais. La prudence affichée par le président de la CAF, Patrice Motsepe, lors de sa visite à Dakar, n'a pas suffi à apaiser les interrogations sur l'identité du vainqueur. Alors que des rumeurs et de faux documents circulent sur les réseaux sociaux, le directeur général du TAS, Matthieu Reeb, a précisé que la sentence pourrait intervenir dans un délai de quelques semaines. Toutefois, le règlement autorise les arbitres à rendre leur décision motivée jusqu'à quatre mois après l'audience, soit potentiellement en février 2027.

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