Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a tenu jeudi une audience de plus de cinq heures à Lausanne pour examiner le recours de la Fédération sénégalaise de football contre la décision de la commission d’appel de la CAF qui a déclaré le Maroc champion de la Coupe d’Afrique des Nations. Les deux fédérations attendent désormais un verdict qui pourrait être rendu dans les prochains jours ou semaines, mettant fin à un bras de fer juridique qui a suivi la finale controversée.
Une audience marathon à Lausanne
Le directeur général du TAS, Mathieu Reeb, a rappelé l’importance de la décision pour les supporters des deux pays et pour l’ensemble du football africain. Il a indiqué que le tribunal était conscient de l’attente et qu’il s’efforcerait de publier une décision motivée dans les meilleurs délais, sans préciser de date exacte, évoquant un délai de « quelques jours, voire quelques semaines ».
Les arguments juridiques du Maroc
Selon le chroniqueur sportif Mohamed El Magoudi, le dossier marocain repose en grande partie sur le départ des joueurs sénégalais du terrain lors de la finale, un fait qu’il juge déterminant au regard des règlements de la compétition. Il estime que la Fédération royale marocaine de football a correctement invoqué les mécanismes prévus par la CAF pour défendre son titre, soulignant que les règles sportives, et non uniquement le résultat du match, doivent guider la décision finale.
Prudence et incertitude exprimées par les observateurs
L’ancien international Hicham El Amrani a appelé à la retenue, rappelant que malgré la décision favorable du comité d’appel de la CAF, le TAS devra peser l’ensemble des arguments des deux parties. Il a estimé les chances de chaque camp à « 50‑50 », insistant sur le fait que la jurisprudence et l’interprétation des règlements sportifs joueront un rôle crucial dans le jugement.
Enjeux du verdict pour le football africain
Le résultat du TAS mettra un terme au débat juridique autour du titre de la CAN et déterminera officiellement le champion. Quelle que soit la décision, les deux fédérations ont souligné la nécessité de respecter le verdict du tribunal, garantissant ainsi la stabilité du cadre compétitif du football sur le continent.