Le Trésor public conserve l’intégralité de ses missions en matière de recouvrement des impôts locaux et des droits de douane. Cette décision, annoncée par le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget, met fin aux spéculations sur un éventuel transfert de ces prérogatives à d’autres structures administratives.
Une rencontre entre le Bureau exécutif national du Syndicat unique des travailleurs du Trésor (SUTT) et le ministre a permis d’éclaircir la position officielle du gouvernement. Les échanges, décrits comme francs et constructifs, ont permis de rassurer les représentants syndicaux sur la pérennité des missions historiques du Trésor public. Le ministre a réaffirmé que le recouvrement des recettes publiques, qu’il s’agisse des impôts locaux ou des droits de douane, resterait sous la responsabilité exclusive de l’administration du Trésor.
Pour renforcer l’efficacité de ce dispositif, le ministère a annoncé le déploiement de nouveaux mécanismes et systèmes d’information. Ces outils visent à optimiser le processus de collecte des recettes, dans un contexte où la modernisation des administrations financières s’impose comme une priorité. Le SUTT a salué cette décision, la présentant comme une victoire pour la préservation des compétences traditionnelles du Trésor public.
Le syndicat a également exprimé sa gratitude envers le ministre pour son engagement en faveur d’une administration financière responsable. Il a réitéré son soutien à toute réforme visant à améliorer le fonctionnement de l’État, tout en réaffirmant son attachement à l’intérêt général. Cette rencontre illustre les tensions récurrentes autour de la répartition des compétences fiscales en Afrique, où les questions de souveraineté financière et de gestion locale des ressources occupent une place centrale.
La confirmation du maintien des missions du Trésor public s’inscrit dans une dynamique plus large de stabilisation des recettes publiques. Elle intervient alors que plusieurs pays du continent renforcent leurs dispositifs de collecte fiscale pour faire face aux défis économiques post-pandémie. Cette décision pourrait également avoir des répercussions sur les relations entre l’État central et les collectivités territoriales, dont les budgets dépendent en partie des recettes fiscales locales.