Le secrétaire américain aux Finances, Scott Bessent, a déclaré que les efforts diplomatiques du Trésor pour isoler l’Iran portaient leurs fruits, citant notamment la suspension de vols iraniens et des restrictions ciblées contre des banques du pays.
Interdictions de vols imposées par la Turquie, Oman et les Émirats arabes unis
Suite aux nouvelles sanctions américaines, la Turquie et Oman ont suspendu les services de la compagnie privée iranienne Mahan Air, tandis que les Émirats arabes unis ont interdit tous les vols des compagnies aériennes iraniennes. Abu Dhabi a justifié cette décision comme une mise en conformité avec les mesures américaines visant le secteur aérien iranien.
Des liaisons aériennes maintenues avec la Chine et la Russie
Malgré les restrictions, l’Iran continue de desservir la Chine et la Russie, deux partenaires qui ont rejeté les sanctions américaines comme « unilatérales et illégales ». Les deux principales compagnies iraniennes, Iran Air et Mahan Air, assurent toujours des vols vers ces destinations, garantissant ainsi une porte d’entrée stratégique pour le pays.
Pression accrue sur le système bancaire iranien
Le Trésor a également ciblé le secteur financier : la banque centrale des Émirats a interdit à la succursale de la banque publique Melli de réaliser toute transaction avec l’Iran, invoquant des violations des lois anti‑blanchiment et de lutte contre le financement du terrorisme. En Turquie, le régulateur bancaire a retiré la licence de la banque Mellat, invoquant la stabilité du système financier national.
Une diplomatie de terrain soutenue par le Trésor
Selon le Wall Street Journal, le secrétaire adjoint du Trésor chargé de la lutte contre le financement du terrorisme, Jonathan Burke, a mené une tournée de deux semaines au Moyen‑Orient et en Europe, rencontrant plus de cinquante pays pour obtenir leur adhésion aux mesures contre l’Iran. Bessent avait précédemment annoncé que toutes les compagnies aériennes iraniennes seraient arrêtées « partout dans le monde » dès le 23 septembre, objectif qui reste partiellement en cours d’application.