Huit jours après la reprise du service le 19 août 2026, le train urbain de Kinshasa connaît un engouement notable dans le district de la Tshangu, où les usagers apprécient la rapidité du trajet entre Masina et la Gare Centrale de la Gombe, désormais limité à 1h15. Cette popularité met toutefois à l’épreuve la capacité du service, qui peine à accueillir tous les voyageurs.
Une affluence qui dépasse les capacités
Le nombre de passagers embarquant chaque jour dépasse largement le nombre de places disponibles. Même les voitures de première classe, dont le billet est tarifé à 4 000 francs congolais, sont souvent complètes, obligeant certains usagers à rester debout. Les six voitures standard, vendues à 2 000 francs, affichent une fréquentation similaire, signe d’une demande largement sous‑servie.
Les usagers réclament plus de rotations
Face à ces difficultés, les habitants de la Tshangu demandent à l’Office National des Transports (ONATRA) d’augmenter le nombre de circulations quotidiennes. Une offre plus fréquente permettrait de désengorger les wagons et de réduire le temps d’attente aux quais, tout en consolidant le rôle du train comme alternative viable à la circulation routière souvent congestionnée.
Réponses institutionnelles et contraintes techniques
Santos Nguizani, chef de train d’ONATRA, reconnaît les attentes légitimes des usagers mais rappelle que l’opérateur doit encore résoudre plusieurs prérequis techniques et organisationnels avant d’élargir le service. Parmi ces enjeux figurent la maintenance des rames, la disponibilité du personnel qualifié et l’optimisation des horaires afin de garantir la ponctualité annoncée : les trains partent désormais à l’heure prévue et n’attendent pas les retardataires.
Implications pour la mobilité urbaine à Kinshasa
Le succès du train urbain souligne l’appétit des Kinshasais pour des solutions de transport plus rapides et moins coûteuses que le réseau routier. Si les capacités sont renforcées, ce mode de déplacement pourrait contribuer à désengorger les axes majeurs de la ville, à réduire les émissions polluantes et à améliorer l’accès des populations périphériques au centre économique de Kinshasa.