Le trafic de gélules amincissantes à la sibutramine : un danger sanitaire majeur en ligne

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 56 lectures
Le trafic de gélules amincissantes à la sibutramine : un danger sanitaire majeur en ligne

La prolifération de compléments amincissants frauduleux, contenant de la sibutramine, inquiète les autorités douanières. Ce coupe-faim, interdit dans l'Union européenne depuis 2010 en raison de sa dangerosité, est massivement promu sur les réseaux sociaux, exposant les consommateurs à des risques sanitaires sévères.

Un coupe-faim aux effets secondaires alarmants

La sibutramine, molécule initialement destinée à la perte de poids, a été retirée du marché pour ses effets délétères sur l'organisme. Les témoignages d'utilisateurs font état de troubles neurologiques et physiques préoccupants : anxiété sévère, insomnies, tremblements, migraines persistantes et vomissements. Dans certains cas, la consommation de ces pilules, parfois présentées comme des solutions « 100 % naturelles », a conduit à des hospitalisations, notamment chez des adolescents. Des influenceuses ayant promu ces produits ont elles-mêmes alerté sur les conséquences graves, incluant le développement de troubles du comportement alimentaire.

Un marché occulte alimenté par les réseaux sociaux

Le trafic s'appuie sur une stratégie marketing rodée sur des plateformes comme TikTok, Instagram et Snapchat. En France, les douanes ont identifié des produits importés, notamment du Brésil, dissimulant dans leur composition non seulement de la sibutramine, mais aussi des antidépresseurs, des laxatifs et des diurétiques. Ce mélange dangereux est dissimulé derrière des promesses de résultats rapides, captant une clientèle en quête de solutions miracles.

L'implication des influenceurs dans un trafic lucratif

La dimension économique de ce commerce illégal est considérable. Entre mi-2025 et mi-2026, les autorités ont identifié quatre influenceuses au cœur d'enquêtes pour trafic de médicaments. Le volume des ventes est estimé à 1,8 million de gélules, générant un chiffre d'affaires de 3,8 millions d'euros. Les enquêteurs de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) soulignent la nature particulièrement lucrative de ce marché, qui exploite la confiance des abonnés pour écouler des substances prohibées. Plus d'un tiers des clients ayant consommé ces produits ont rapporté des effets secondaires invalidants, rendant parfois impossible toute activité quotidienne.

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