Le trafic aérien parisien s'essouffle sous le poids de la flambée des coûts énergétiques

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 4 lectures
Le trafic aérien parisien s'essouffle sous le poids de la flambée des coûts énergétiques

Le Groupe ADP, gestionnaire des aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et d'Orly, anticipe pour 2026 un recul de son trafic passagers, marquant une rupture avec la dynamique de reprise post-pandémie. Cette inflexion est directement corrélée à la hausse des prix du kérosène, qui contraint les compagnies aériennes à répercuter ces coûts sur le tarif des billets, freinant ainsi la demande.

Un retournement de tendance inédit depuis 2020

Après plusieurs années de croissance, le secteur aérien parisien fait face à un coup d'arrêt significatif. Alors que le Groupe ADP prévoyait initialement une progression de 0,5 % pour l'année 2026, les données des neuf premiers mois révèlent une contraction de 0,4 % du trafic. Ce recul constitue une première depuis la crise sanitaire de 2020, illustrant la vulnérabilité du secteur face aux chocs exogènes, notamment les tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui pèsent sur le cours des carburants.

Disparités entre Roissy et Orly

L'analyse des flux mensuels met en lumière des trajectoires divergentes au sein des infrastructures parisiennes. En septembre, si l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle a maintenu une légère progression de 1,5 % avec 6,224 millions de passagers, l'aéroport d'Orly a enregistré une chute marquée de 7,9 %, totalisant 2,858 millions de voyageurs. Ces chiffres reflètent les ajustements de capacités opérés par les compagnies aériennes pour s'adapter à un environnement économique devenu moins favorable.

Impact sur les résultats financiers

Malgré ce ralentissement opérationnel, le Groupe ADP maintient ses objectifs financiers pour l'exercice 2026, tout en ajustant ses ambitions à la baisse. L'excédent brut d'exploitation (EBITDA) courant, initialement projeté dans une fourchette de 2 300 à 2 350 millions d'euros, devrait désormais se situer dans le bas de cette fourchette. Cette performance, attendue en léger retrait par rapport aux 2 322 millions d'euros enregistrés en 2025, souligne la pression exercée par la hausse des coûts opérationnels sur la rentabilité du gestionnaire aéroportuaire.

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