Le Tibesti tchadien renoue avec la violence après la rupture de l'accord de paix de 2025

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 41 lectures
Le Tibesti tchadien renoue avec la violence après la rupture de l'accord de paix de 2025

La région aurifère du Tibesti, dans le nord du Tchad, est le théâtre d'une recrudescence de violences armées depuis le 14 octobre 2026. Ces affrontements entre l'armée régulière et le Comité d'autodéfense de Miski marquent une rupture brutale de l'accord de paix conclu en avril 2025, soulevant des inquiétudes majeures sur la stabilité de la zone.

Une escalade militaire après l'échec des engagements

Le bilan humain des récents combats s'établit à au moins deux officiers de la brigade minière tués et une dizaine de blessés. En réponse, les autorités tchadiennes ont intensifié leur présence militaire dans le Tibesti, multipliant les rotations aériennes logistiques depuis N'Djamena. Cette démonstration de force intervient alors que le Comité d'autodéfense de Miski dénonce le non-respect des clauses de l'accord de 2025, notamment en ce qui concerne les nominations promises et l'intégration de ses membres, ainsi que les défaillances dans la gestion du comité de suivi.

La question sensible de l'exploitation aurifère

Au cœur de cette crise se trouve le contrôle des ressources minières. Si le Comité d'autodéfense affirme ne pas contester le pouvoir central, il revendique la protection de son territoire et de ses gisements d'or. La tension a atteint un point critique il y a dix jours, lors de l'intrusion d'un groupe d'orpailleurs extérieurs dans une zone strictement réglementée. L'incident, qui a coûté la vie à un proche du président tchadien présent dans ce groupe, a agi comme un catalyseur de la violence actuelle.

Appels à la désescalade dans le Tibesti

La situation demeure précaire alors que les enjeux liés aux permis d'exploitation et au partage des richesses du sous-sol cristallisent les oppositions. Face à cette dégradation sécuritaire, des figures influentes du Tibesti et certains responsables étatiques ont lancé des appels au calme. La résolution de ce conflit dépend désormais de la capacité des parties à renouer un dialogue politique, alors que la méfiance envers les engagements de l'État semble avoir atteint un seuil préoccupant pour la paix régionale.

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