Une nouvelle vague de violences a frappé le groupement de Mudja, dans le territoire de Nyiragongo, où sept civils ont été assassinés dans la nuit du 2 au 3 novembre. Cet acte, dénoncé par la société civile locale, souligne la dégradation constante des conditions sécuritaires pour les populations civiles vivant dans les zones sous influence des groupes armés.
Chronologie d'une nuit d'incursions armées
Les attaques se sont déroulées en deux temps, ciblant des ménages dans les villages de Mukondo et de Bugamba 1. Aux alentours de 21 heures, des hommes armés non identifiés ont fait irruption dans deux foyers à Mukondo, abattant trois personnes et blessant une femme par balle. Moins d'une demi-heure plus tard, une seconde incursion dans le village voisin de Bugamba 1 a causé la mort de quatre autres individus, portant le bilan total à sept victimes.
Un climat de terreur sous contrôle rebelle
La société civile de Nyiragongo pointe une recrudescence alarmante des violations des droits humains dans ce secteur, actuellement sous le contrôle des rebelles du Front pour la refondation de la nation (FRN/M23). Au-delà de ces assassinats ciblés, les populations locales font face à une insécurité permanente caractérisée par des enlèvements, des viols et des cambriolages nocturnes récurrents. Pour les représentants de la société civile, ces actes ne peuvent être justifiés par aucune considération politique ou militaire.
Appel à une intervention sécuritaire urgente
Face à cette situation, les acteurs de la société civile exigent des mesures immédiates de la part des autorités et des entités responsables de la protection des civils. L'enjeu est de briser le cycle de violence qui paralyse le territoire de Nyiragongo et de garantir la sécurité des habitants. Le président de la structure citoyenne, actuellement en exil, insiste sur l'urgence de restaurer l'ordre pour mettre fin à ce climat de peur qui pèse sur les familles de la région.