Une source diplomatique a indiqué que le smartphone de Dora Cattuti, conseillère Afrique du Nord et Moyen-Orient à la cellule diplomatique de l’Élysée, aurait été piraté par les services de renseignement israéliens. Le dispositif aurait été déclenché par un courriel frauduleux se faisant passer pour l’Autorité palestinienne, révélant une nouvelle faille dans la protection des communications officielles françaises.
Détection du piratage lors d’un contrôle de sécurité
Le problème a été découvert lors d’un contrôle de routine effectué sur le téléphone de la diplomate. Les techniciens ont relevé des traces d’intrusion compatibles avec les techniques de phishing, notamment l’installation d’un logiciel espion après que la cible a cliqué sur un lien contenu dans un faux message prétendant provenir d’une autorité palestinienne.
Réaction du Quai d’Orsay et du service diplomatique
Interrogé, le ministère des Affaires étrangères a choisi de ne pas commenter l’incident, invoquant la confidentialité des enquêtes de cybersécurité. La cellule diplomatique de l’Élysée, quant à elle, a déclaré ne pas confirmer l’information, tout en soulignant que le récit comporte des inexactitudes. Aucun responsable officiel n’a encore confirmé la responsabilité du Mossad, bien que la source cite explicitement les services de renseignement israéliens.
Contexte du logiciel espion NSO et précédents scandales
Le cas rappelle le scandale Pegasus, développé par la société israélienne NSO, qui a permis d’espionner des dizaines de milliers de smartphones à travers le monde. Bien que le logiciel exact utilisé n’ait pas été identifié, les méthodes décrites – phishing et installation de logiciels malveillants – sont typiques des outils de surveillance avancés associés à NSO et à d’autres acteurs étatiques.
Implications pour la sécurité des communications diplomatiques françaises
Si les allégations sont avérées, elles soulèvent des questions majeures sur la résilience des dispositifs de sécurité des diplomates français face à des menaces étrangères. Le risque d’espionnage électronique pourrait affecter la confidentialité des négociations, la protection des sources et la capacité de la diplomatie à opérer sans ingérence. Le gouvernement pourrait être amené à renforcer les protocoles de cybersécurité, à former le personnel à la détection de phishing et à réévaluer les outils de chiffrement utilisés dans les communications officielles.