Le Tchad a officiellement lancé ce 2 septembre une brigade inter-forces dédiée à la sécurité routière. Cette nouvelle structure, qui mobilise police nationale, gendarmerie et l'Office national de sécurité routière, traduit une volonté politique de répondre à l'hécatombe sur les routes du pays, où les accidents constituent un enjeu de santé publique majeur.
Une réponse coordonnée face à un fléau persistant
La ministre des Transports, de l'Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatima Goukouni Weddeye, a donné le coup d'envoi de cette Brigade active de la sécurité routière. L'initiative émane de l'ONASER et vise à créer une synergie entre les différents corps de sécurité présents sur le terrain. Cette approche inter-institutionnelle doit permettre de dépasser les limites d'actions isolées qui ont souvent caractérisé la lutte contre l'insécurité routière au Tchad.
Une mobilisation des trois forces complémentaires
La brigade réunit des agents de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale et de l'ONASER. Cette diversité de compétences répond à la complexité des défis posés par la sécurité routière : contrôle du respect du code de la route, verbalisation des infractions, gestion des accidents et sensibilisation des usagers. En rassemblant ces trois corps sous une même bannière opérationnelle, les autorités espèrent une meilleure coordination des interventions et une présence plus dissuasive sur les axes les plus fréquentés.
Un enjeu de santé publique et de développement
Les accidents de la route représentent au Tchad un lourd tribut humain et économique. La création de cette brigade s'inscrit dans une dynamique de long terme visant à protéger les usagers les plus vulnérables et à préserver des vies. Au-delà de l'aspect sécuritaire, cette mobilisation témoigne d'une prise de conscience croissante des autorités quant à l'impact des accidents sur le développement du pays. La réduction de la mortalité routière figure parmi les objectifs prioritaires des politiques de santé publique et de mobilité nationale.