Une mobilisation sans précédent contre le paludisme au Tchad : le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), en collaboration avec la Croix-Rouge tchadienne et des associations locales, a lancé samedi 29 août 2026 une campagne intensive de sensibilisation dans la capitale, N’Djamena. D’une durée d’un mois, cette initiative vise à renforcer les bonnes pratiques de prévention et à réduire l’impact de cette maladie endémique, qui touche des millions de Tchadiens chaque année.
Une campagne ciblée dans les quartiers les plus exposés
La campagne se déroule principalement dans le 7ᵉ arrondissement de N’Djamena, un secteur identifié comme particulièrement vulnérable aux épidémies de paludisme en raison de ses conditions sanitaires et environnementales. Les équipes de sensibilisation, composées de professionnels de santé et de bénévoles, distribuent des moustiquaires imprégnées, des répulsifs et des kits d’information sur les symptômes et les traitements précoces.
Des messages adaptés pour maximiser l’impact
Les messages diffusés lors de cette campagne mettent l’accent sur trois axes principaux : l’utilisation systématique des moustiquaires imprégnées, l’élimination des eaux stagnantes pour limiter la prolifération des moustiques, et la consultation médicale immédiate en cas de fièvre ou de symptômes évocateurs. Des séances de questions-réponses sont également organisées dans les marchés et les écoles pour toucher un public large et diversifié.
Un partenariat multisectoriel pour une réponse renforcée
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nationale plus large, coordonnée par le PNLP, qui inclut des campagnes de distribution gratuite de moustiquaires et des formations pour les agents de santé communautaires. La Croix-Rouge tchadienne, acteur clé de cette mobilisation, apporte son expertise en logistique et en communication pour toucher les populations les plus reculées. Les associations locales, quant à elles, jouent un rôle central dans l’adaptation des messages aux réalités culturelles et linguistiques des communautés.
Un enjeu de santé publique majeur au Tchad
Le paludisme reste la première cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans au Tchad, où plus de 90 % de la population vit dans des zones à risque. Malgré les efforts déployés ces dernières années, la maladie continue de peser lourdement sur le système de santé et l’économie du pays. Cette campagne s’ajoute à d’autres mesures, comme les pulvérisations intra-domiciliaires et les traitements préventifs saisonniers, pour tenter de réduire la transmission du parasite.