Le Tchad se mobilise pour transformer son secteur privé en levier d’attraction des investissements lors du Forum d’affaires de Paris en 2026. Dans cette optique, les autorités tchadiennes ont organisé une concertation avec les principales organisations patronales du pays pour identifier les attentes des entrepreneurs et préparer leur rencontre avec les acteurs économiques français. L’objectif ? Faire du secteur privé national un ambassadeur des opportunités économiques tchadiennes et accélérer la transformation du pays.
Une préparation ciblée avec les acteurs économiques locaux
Mercredi 26 août 2026, le Ministre d’État en charge des Finances, du Budget, de l’Économie et de la Coopération internationale, ainsi que le Ministre du Commerce et de l’Industrie, ont réuni les principaux représentants du patronat tchadien. Parmi eux figuraient la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture et des Métiers d’Afrique (CCIAMA), le Patronat tchadien et l’Association des Professionnels de l’Économie (APEC).
Cette rencontre visait à recueillir les besoins des opérateurs économiques locaux, notamment en matière d’accès au financement et de renforcement des partenariats public-privé. Une étape clé pour aligner les ambitions du gouvernement avec les réalités du terrain.
Paris 2026 : un tremplin pour les entrepreneurs tchadiens
Lors du Forum d’affaires prévu le 25 septembre 2026 à Paris, les entrepreneurs tchadiens auront l’opportunité de présenter leurs projets et de nouer des partenariats durables avec des investisseurs français. L’événement s’annonce comme une plateforme stratégique pour promouvoir le climat des affaires au Tchad et attirer des capitaux étrangers.
Le gouvernement tchadien mise sur cette dynamique pour positionner son secteur privé comme un acteur incontournable de la croissance économique nationale. Une stratégie qui pourrait redéfinir les relations économiques entre le Tchad et la France.
Climat des affaires et financement : les défis à relever
Les échanges ont également mis en lumière les obstacles persistants, notamment l’accès au financement et la nécessité de créer un environnement propice aux investissements. Le renforcement des partenariats public-privé est présenté comme une solution pour lever ces freins et stimuler l’innovation.
Si le secteur privé tchadien est appelé à jouer un rôle central, sa capacité à convaincre les investisseurs dépendra en grande partie de la crédibilité des réformes engagées et de la stabilité du cadre réglementaire.