Le ministre tchadien de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata, a annoncé le 4 novembre 2026 le lancement de la préparation d’un Programme national d’habitat résilient et d’urbanisation planifiée. Cette initiative, présentée à l’occasion de la Journée mondiale des villes, vise à structurer le développement urbain du pays tout en renforçant la capacité des logements à faire face aux aléas climatiques.
Annonce officielle et rôle du ministère
Lors d’une conférence de presse, le ministre Assileck Halata a précisé que le ministère de l’Aménagement du territoire pilotera l’élaboration du programme, en concertation avec les collectivités locales et les partenaires techniques. Le gouvernement a ainsi placé la question du logement et de l’urbanisation au cœur de son agenda politique pour 2026‑2028.
Objectifs du Programme national d’habitat résilient
Le texte présenté indique que le programme ambitionne de développer des habitats capables de résister aux risques climatiques (inondations, sécheresses) et de favoriser une urbanisation planifiée, c’est‑à‑dire un aménagement des villes qui intègre les besoins en infrastructures, services publics et espaces verts. Il s’agit d’une réponse aux déficits de logement constatés dans les principales agglomérations tchadiennes.
Contexte urbain et enjeux de résilience au Tchad
Le Tchad connaît une urbanisation rapide, avec une croissance de la population urbaine estimée à plus de 3 % par an. Cette dynamique accentue la pression sur le parc de logements, souvent informel, et expose les villes aux effets du changement climatique. Le gouvernement justifie ainsi le programme comme un levier pour améliorer la qualité de vie, réduire la vulnérabilité des habitants et soutenir une croissance économique durable.
Perspectives de mise en œuvre et attentes
Le ministère a indiqué que la phase de préparation inclura des études de faisabilité, la définition de normes de construction résilientes et la mobilisation de financements, notamment auprès d’institutions multilatérales. Les autorités attendent que le programme serve de cadre de référence pour les projets futurs de construction et d’aménagement urbain, tout en ouvrant la voie à des partenariats public‑privé.