Le 29 septembre 2026, la Haute Autorité des Médias (HAMA) a animé une seconde journée d'échanges avec responsables de médias, organisations professionnelles et journalistes afin d’aborder les défis de la régulation de la presse au Tchad, notamment la rigueur rédactionnelle, le soutien financier et l’usage de l’intelligence artificielle.
Déroulement de la deuxième journée d’échanges
Cette rencontre, qui s’est tenue en présence des principaux acteurs du secteur médiatique, a permis de poursuivre les discussions amorcées lors de la première session. Les participants ont partagé leurs expériences, identifié les obstacles rencontrés dans leurs rédactions et entendu les propositions de la HAMA pour améliorer le cadre professionnel. L’objectif affiché était de renforcer le dialogue permanent entre l’État, les instances de régulation et les praticiens du journalisme.
Rôle et exigences déontologiques des journalistes
Les échanges ont rappelé que les médias occupent une place centrale dans la diffusion de l’information et la formation de l’opinion publique. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une rigueur irréprochable dans le traitement des faits, afin d’éviter la désinformation et la diffamation. Cette exigence s’inscrit dans le respect des règles d’éthique et de déontologie rappelées par la HAMA, qui a appelé les rédactions à se conformer strictement aux normes professionnelles en vigueur.
Soutien financier limité mais pérenne
Le sujet de l’aide à la presse a également été abordé. Bien que le financement annoncé reste modeste, il offre un répit temporaire aux organes de presse confrontés à des contraintes budgétaires. La présidente de la HAMA a rassuré les participants en confirmant la volonté de maintenir cette démarche d’appui, soulignant que la continuité du soutien constitue un élément clé pour la viabilité des médias locaux.
Cadre législatif et usage de l’intelligence artificielle
Les lois encadrant la presse au Tchad ont fait l’objet d’une revue détaillée. Les acteurs des médias ont été invités à respecter scrupuleusement les dispositions légales afin de garantir un travail professionnel et transparent. Par ailleurs, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la rédaction d’articles a été qualifiée de pratique hors du cadre professionnel actuel, rappelant que les outils automatisés ne doivent pas remplacer le jugement humain requis par les standards déontologiques.