Le Tchad et la Centrafrique s'accordent avec le HCR pour le rapatriement volontaire de 61 000 réfugiés

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
Le Tchad et la Centrafrique s'accordent avec le HCR pour le rapatriement volontaire de 61 000 réfugiés

Le Tchad, la République centrafricaine et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ont officialisé, le 4 novembre, un accord cadre pour organiser le retour volontaire des réfugiés centrafricains. Cette initiative concerne environ 61 000 personnes sur les 147 000 actuellement accueillies sur le sol tchadien.

Un processus de retour encadré et progressif

Le rapatriement, qui doit débuter par des convois avant la fin de l'année, sera strictement gradué. Dans une première phase, l'opération se concentrera exclusivement sur la province du Logone oriental. Le protocole prévoit un parcours rigoureux pour les candidats au retour : une semaine avant le départ, les familles devront se soumettre à un examen médical, tandis que leur bétail sera vacciné. Le transport sera assuré par des convois routiers d'environ 200 personnes, menant les réfugiés vers des centres de transit en territoire centrafricain, avant leur retour définitif dans leurs localités d'origine, principalement autour de Paoua et de Markounda.

Soutien logistique et aide à la réinsertion

Pour faciliter cette transition, le HCR et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont prévu un dispositif d'accompagnement. Chaque rapatrié bénéficiera d'un paquet d'aide au retour ainsi que d'une dotation en vivres couvrant une période de trois mois. Ce soutien vise à stabiliser les populations dans leurs zones de retour après des années d'exil, certaines familles étant installées au Tchad depuis le début des années 2000, à la suite des crises successives ayant frappé la Centrafrique depuis 2003.

L'intégration locale pour ceux qui choisissent de rester

L'accord ne concerne que les volontaires au retour. Pour les réfugiés ayant choisi de s'établir durablement au Tchad, la stratégie humanitaire évolue. L'aide d'urgence, qui prévalait jusqu'ici, va progressivement laisser place à des programmes de développement axés sur l'agriculture et l'intégration socio-économique au sein des villages tchadiens. Cette approche marque un changement de paradigme pour les autorités et les organisations internationales, passant d'une gestion de crise à une politique de stabilisation durable pour les populations restées sur le territoire tchadien.

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