À l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation du 8 septembre 2026, la secrétaire d’État à l’Éducation nationale, au Bilinguisme et à la Promotion civique, Dr Goulé Koudji, a annoncé que le Tchad dispose de 2 876 centres d’alphabétisation actifs. Cette donnée s’inscrit dans le cadre du thème mondial « L’alphabétisation pour les peuples, la planète et la prospérité », soulignant la volonté du pays de placer la littératie au cœur de son développement social et économique.
Un réseau national de près de trois mille structures
Le chiffre de 2 876 centres d’alphabétisation reflète l’expansion d’un dispositif lancé il y a plusieurs années pour répondre aux besoins d’une population majoritairement rurale et multilingue. Ces centres, répartis dans les différentes régions du pays, offrent des cours d’apprentissage du français, de l’arabe et des langues locales, ainsi que des programmes de promotion civique. Leur présence vise à réduire le taux d’analphabétisme, qui reste l’un des plus élevés de la zone sahélienne.
Objectifs gouvernementaux et alignement sur le thème international
Le gouvernement tchadien a intégré le thème de la Journée internationale de l’alphabétisation dans sa stratégie nationale. En mettant l’accent sur « les peuples, la planète et la prospérité », les autorités cherchent à lier la maîtrise de la lecture‑écriture à des enjeux plus larges : participation citoyenne, gestion durable des ressources naturelles et amélioration des conditions de vie. La secrétaire d’État a rappelé que chaque centre d’alphabétisation contribue à former des citoyens capables de comprendre les droits civiques, de participer aux débats publics et de soutenir des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.
Enjeux pour le développement socio‑économique du Tchad
La multiplication des centres d’alphabétisation constitue un levier pour le développement économique. Une population plus alphabétisée facilite la diffusion de technologies agricoles, l’accès aux services de santé et la création d’entreprises locales. De plus, la formation en bilinguisme renforce l’insertion professionnelle, notamment dans les secteurs public et privé où la maîtrise du français et de l’arabe demeure indispensable. Le gouvernement envisage ainsi que l’expansion du réseau d’alphabétisation participe à la réduction de la pauvreté et à la consolidation de la cohésion sociale.