Début septembre, les services de renseignement du Tchad ont arrêté Aboulkhassim Algoni Tidjani, présenté comme l’un des cerveaux de l’offensive de juin à Am Dafok, dans le nord de la Centrafrique. L’arrestation, annoncée par Africa Intelligence, souligne les tensions transfrontalières entre le Tchad et la République centrafricaine, ainsi que le rôle présumé de combattants liés aux Forces de soutien rapide soudanaises.
Un cadre influent mis en cause
Aboulkhassim Algoni Tidjani, ancien conseiller du président centrafricain Faustin‑Archange Touadéra, est accusé d’avoir planifié l’attaque qui a visé la préfecture du Vakaga à la fin du mois de juin. Selon les autorités tchadiennes, il aurait mobilisé des combattants tchadiens, présentés comme proches des RSF, pour renforcer la coalition à l’origine de l’offensive.
Le rôle des RSF dans le conflit
Les Forces de soutien rapide, groupe armé soudanais, sont régulièrement pointées du doigt pour leurs interventions dans les conflits du Sahel. Le recrutement de combattants tchadiens supposément affiliés aux RSF par Tidjani illustre la complexité des réseaux armés qui traversent les frontières du Tchad, du Soudan et de la Centrafrique, rendant la stabilisation régionale difficile.
Implications pour les relations Tchad‑Centrafrique
L’arrestation intervient à un moment où les deux pays cherchent à renforcer la coopération sécuritaire après plusieurs incursions transfrontalières. Le gouvernement tchadien, en affichant sa capacité à neutraliser un acteur clé du conflit, espère envoyer un signal fort aux groupes armés et à ses partenaires internationaux, notamment l’Union africaine et la France, qui soutiennent les efforts de paix dans la région.
Enjeux pour la sécurité du Sahel
Cette opération met en lumière la nécessité d’une coordination accrue entre les États du Sahel pour contrer les flux de combattants et les réseaux de financement des milices. Si les autorités tchadiennes parviennent à poursuivre les investigations et à traduire Tidjani en justice, cela pourrait contribuer à freiner la recrudescence des attaques dans le Vakaga et à renforcer la confiance entre les forces de sécurité locales.