En 2025, le Tchad enregistre un taux de chômage de 1,5 % parmi les jeunes de 15 à 24 ans, le plus bas d'Afrique centrale selon la Banque mondiale. Cette donnée, bien que favorable à première vue, ne permet pas d’évaluer la stabilité ou la rémunération des emplois occupés.
Taux de chômage des jeunes au Tchad en 2025
Le chiffre de 1,5 % concerne uniquement les jeunes qui font partie de la population active, c’est‑à‑dire ceux qui cherchent ou occupent un emploi. Il ne représente donc pas l’ensemble des 15‑24 ans, dont une partie peut être hors du marché du travail.
Comment le Tchad se situe face à ses voisins d'Afrique centrale
Le Burundi suit de près avec 1,7 % de chômage des jeunes, tandis que le Cameroun affiche 6,5 %. Les taux grimpent davantage en République démocratique du Congo (7,8 %) et à São Tomé‑et‑Principe (8,8 %). L’écart se creuse avec la République centrafricaine (10,1 %) et la Guinée équatoriale (15,7 %). Au sud, l’Angola (27,2 %), le Gabon (36,3 %) et la République du Congo (40,5 %) enregistrent les niveaux les plus élevés, soulignant une forte disparité régionale.
Ce que l’indicateur ne révèle pas
Le taux de 1,5 % n’indique pas la nature des emplois occupés par les jeunes tchadiens : secteurs d’activité, durée des contrats ou niveaux de salaire restent inconnus. De même, aucune donnée ne permet d’attribuer ce résultat à une politique publique précise, à un dynamisme sectoriel ou à une hausse des recrutements.
Enjeux pour les décideurs et les acteurs du marché du travail
Pour les autorités, le défi consiste à transformer ce taux de chômage apparent en une réelle inclusion économique, en veillant à la création d’emplois décents et bien rémunérés. Les employeurs et les institutions de formation devront également s’assurer que les jeunes acquièrent les compétences recherchées par les secteurs porteurs, afin d’éviter une sous‑utilisation du potentiel de la main‑d’œuvre.