Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a tranché : la Commission de recours de la Fédération sénégalaise de football (FSF) a commis une erreur en déclarant irrecevable le recours de Mady Touré contre l’élection d’Abdoulaye Fall à la présidence. Le dossier repart devant cette instance, mais le conflit politique et sportif reste entier.
Une décision technique qui relance le conflit
Le TAS a estimé que la Commission de recours de la FSF avait à tort jugé irrecevable le recours de Mady Touré, l’obligeant à réexaminer le dossier sur le fond. Cependant, la juridiction n’a pas statué sur les irrégularités alléguées par Touré, renvoyant ainsi la balle dans le camp de la FSF. Abdoulaye Fall conserve donc son poste en attendant la suite, mais la légitimité de son élection reste contestée.
Les irrégularités dénoncées par Mady Touré toujours en suspens
Mady Touré avait mis en cause le processus électoral de 2025, évoquant des irrégularités dans les convocations, le déroulement des débats, le contrôle des votants et le dépouillement. Ces accusations, jamais examinées sur le fond, pourraient désormais être étudiées par la Commission de recours. Romain Molina, figure médiatique engagée dans ce dossier, souligne que le TAS a évité de trancher directement, laissant planer un doute sur la régularité du scrutin.
Un enjeu politique qui dépasse le sport
Romain Molina interroge désormais l’implication de l’État sénégalais dans ce dossier, soulignant que la crédibilité du football local est en jeu. La question n’est plus seulement sportive : elle touche à la gouvernance du sport au Sénégal et à la capacité des institutions à garantir des élections transparentes. Le renvoi du dossier à la Commission de recours pourrait-il apaiser les tensions, ou au contraire les attiser ?
Une issue incertaine pour l’avenir de la FSF
Si Abdoulaye Fall reste en place, la décision du TAS ouvre une nouvelle phase de tensions internes. La Commission de recours devra désormais statuer sur le fond, mais rien ne garantit qu’elle tranchera en faveur de Touré. Le football sénégalais, déjà fragilisé par des querelles internes, pourrait voir son image encore dégradée si le conflit persiste. La balle est désormais dans le camp de la FSF, mais l’État pourrait être appelé à jouer un rôle plus actif pour éviter une crise durable.