Le TAS ordonne un réexamen du recours de Mady Touré contre l'élection à la présidence de la FSF

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 20 lectures
Le TAS ordonne un réexamen du recours de Mady Touré contre l'élection à la présidence de la FSF

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rendu une décision majeure dans le contentieux électoral opposant Mady Touré à la Fédération sénégalaise de football (FSF). Si l'instance internationale n'annule pas l'élection d'Abdoulaye Fall, elle contraint la Commission de recours de la FSF à réexaminer le dossier sur le fond, jugeant que le rejet initial de la plainte était juridiquement infondé.

Une procédure électorale contestée

Le litige trouve sa source dans l'Assemblée générale élective des 2 et 3 août 2025, marquée par le retrait de Mady Touré lors du second tour. Ce dernier avait par la suite saisi les instances internes pour dénoncer des irrégularités majeures, citant notamment des problèmes de convocation, un manque de transparence dans le contrôle des votants et des anomalies lors du dépouillement. Sa requête, visant l'annulation pure et simple du scrutin, avait été déclarée irrecevable par la Commission de recours de la FSF le 25 août 2025.

La remise en cause de l'irrecevabilité

Saisi en appel par Mady Touré en septembre 2025, le TAS a analysé la conformité de cette décision au regard du Code électoral de la fédération. À l'issue d'une audience tenue en mars 2026, les arbitres ont conclu que la Commission de recours avait violé les textes en vigueur en écartant la demande sans en traiter le fond. Cette décision de Lausanne constitue un désaveu pour l'instance électorale sénégalaise, qui ne pourra plus se retrancher derrière une fin de non-recevoir pour éviter d'instruire les griefs soulevés.

Le maintien du statu quo institutionnel

Malgré ce revers procédural pour la FSF, le TAS a précisé que son arrêt n'entraîne aucune conséquence immédiate sur la légitimité d'Abdoulaye Fall. Le président en exercice conserve ses fonctions, l'instance arbitrale estimant ne pas disposer d'éléments d'instruction suffisants pour trancher elle-même sur l'annulation du scrutin. Le dossier est donc renvoyé devant la Commission de recours de la FSF, qui a désormais l'obligation légale de mener une instruction approfondie et de se prononcer sur la validité des arguments avancés par le candidat plaignant.

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