Les résultats du General Certificate of Education (GCE) 2026 révèlent une baisse significative du taux de réussite national, qui s'établit désormais à 67,88 % contre 75,46 % l'année précédente. Cette contre-performance, officialisée par la ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga, soulève des inquiétudes majeures sur la qualité et la stabilité du système éducatif anglophone au Cameroun.
Une dégradation marquée au Advanced Level
La baisse globale du taux de réussite est principalement portée par les résultats du GCE Advanced Level. Ce cycle enregistre une chute brutale, passant de près de 79 % en 2025 à 61,78 % pour cette session, soit un recul de 17,60 points. Si le Ordinary Level affiche également une tendance baissière, celle-ci demeure plus contenue, se fixant à 74,43 %. À l'inverse, les filières techniques, représentées par le TVEE, parviennent à maintenir une progression, se distinguant ainsi de la tendance baissière observée dans l'enseignement général traditionnel.
Fraude et intégrité des examens
Au-delà des résultats académiques, l'édition 2026 est marquée par la persistance de la fraude. Les autorités ont recensé 2 792 cas de tricherie durant la session. Ce chiffre, qui fragilise la crédibilité de l'examen, vient s'ajouter à l'inquiétude des familles, déjà éprouvées par une attente des résultats ayant excédé un mois. Cette situation pose la question de la sécurisation des épreuves et de la rigueur du processus d'évaluation supervisé par l'Office du GCE à Buea.
Les défis structurels du système éducatif
La chute de plus de 7 points du taux de réussite global est perçue par de nombreux observateurs comme un signal d'alarme sur l'état du système éducatif. Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce recul, allant d'une sévérité accrue dans la correction des copies à une maîtrise insuffisante des programmes scolaires. Par ailleurs, l'impact persistant de la crise sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest demeure une variable déterminante, ayant durablement perturbé le calendrier et les conditions d'apprentissage des élèves. Ces résultats imposent désormais une analyse approfondie des autorités compétentes pour rassurer les milliers de familles dont l'avenir académique des enfants dépend de ce diplôme.