Le processus d'affectation informatisé dans les lycées ghanéens, connu sous le nom de CSSPS, fait face à une crise de confiance croissante. Des parents, confrontés à l'absence de placement de leurs enfants, dénoncent des pratiques de corruption et une gestion opaque qui entravent l'accès équitable à l'éducation secondaire.
Des tentatives de corruption révélatrices d'un système sous tension
La détresse des familles atteint des sommets, poussant certains parents à envisager des solutions illégales pour garantir la scolarisation de leurs enfants. Un parent, chauffeur de profession, a témoigné avoir été sollicité pour verser une somme de 15 000 GH¢ afin d'obtenir une place, alors qu'il était initialement prêt à débourser 10 000 GH¢ par désespoir. Cette situation illustre la vulnérabilité des familles face à des intermédiaires qui exploitent les failles du système d'affectation officiel.
L'ombre de la politisation dans les centres de résolution
Au-delà des enjeux financiers, le processus est entaché par des soupçons de clientélisme politique. Des témoignages recueillis au centre de résolution de KTI Hall, à Kumasi, font état de demandes d'affiliation partisane, notamment auprès du National Democratic Congress (NDC), suggérant que l'appartenance politique pourrait faciliter l'obtention d'une place. Ces allégations soulèvent des questions graves sur l'impartialité des services publics chargés de l'éducation nationale.
Une pression logistique et humaine insoutenable
La saturation des centres de résolution témoigne de l'ampleur du problème. Les parents, arrivant dès l'aube pour espérer une prise en charge, se retrouvent confrontés à des files d'attente interminables et à une communication défaillante. Entre les élèves sans affectation et ceux assignés à des établissements non choisis, l'incertitude pèse lourdement sur les préparatifs de la rentrée scolaire.
L'appel urgent à une réforme du processus
Face à cette situation, les familles exhortent le Service de l'éducation du Ghana (GES) à accélérer le traitement des dossiers en attente. L'exigence de transparence et de célérité est au cœur des revendications des parents, qui demandent une refonte des mécanismes de communication et une sécurisation du système contre les pratiques abusives. La résolution rapide de ces cas est devenue un impératif pour garantir le droit à l'éducation et restaurer la crédibilité des institutions éducatives du pays.