La Confédération des syndicats des travailleurs malagasy révolutionnaires (Fisemare) a formellement démenti que les récentes auditions de 15 agents de l'Aviation Civile de Madagascar (ACM) par le Bureau indépendant anticorruption (Bianco) soient liées à une affaire de faux diplômes. Ce démenti intervient dans un climat de forte tension sociale au sein de l'établissement, où le syndicat dénonce des pressions morales exercées sur le personnel.
Clarification sur les auditions du Bianco
Jean Raphael Mananandro, coordonnateur national du Fisemare, a tenu à recadrer les faits lors d'une intervention à Anjanahary. Selon le responsable syndical, les convocations reçues par les 15 employés membres du syndicat ne mentionnent aucunement une affaire de diplômes falsifiés. Tout en rappelant le caractère confidentiel de l'enquête en cours, le syndicat appelle à la prudence face aux rumeurs qui circulent au sein de l'institution et qui alimentent la confusion parmi les effectifs.
Un climat social sous haute tension
Au-delà de l'aspect judiciaire, le Fisemare pointe du doigt une dégradation des conditions de travail à l'ACM. Le syndicat rapporte des cas d'intimidations et de pressions morales subies par les employés, des pratiques qu'il juge incompatibles avec un environnement professionnel serein. Pour les représentants des travailleurs, l'urgence est à l'apaisement et à la restauration d'un dialogue constructif, plutôt qu'au maintien d'un climat de peur.
Maintien du mouvement de grève
L'échec des récentes tentatives de conciliation avec la direction a conduit le Fisemare à confirmer le lancement d'une grève ce mercredi. Initialement prévue pour le vendredi précédent, l'action avait été suspendue par les travailleurs dans l'espoir d'aboutir à une résolution négociée. Face à l'absence de résultats probants lors des échanges, le syndicat a décidé de reprendre son mot d'ordre. Si la porte reste ouverte à une poursuite du dialogue pour éviter une paralysie des activités de l'Aviation Civile de Madagascar, la mobilisation syndicale apparaît désormais comme une étape inévitable pour faire entendre leurs revendications.