Le Ghana Private Road Transport Union (GPRTU) appelle les autorités à repousser le déploiement complet du système de surveillance automatisée TRAFFITECH-GH, initialement prévu pour le 1er novembre. Le syndicat souligne l'insuffisance de la préparation technique et le besoin crucial d'une campagne de sensibilisation approfondie auprès des usagers de la route avant toute application effective.
Des lacunes opérationnelles et techniques
Samuel Amoah, porte-parole adjoint du GPRTU, a exprimé ses réserves quant à la capacité des autorités à déployer le dispositif dans les délais impartis. Selon lui, les infrastructures nécessaires et les équipements de contrôle ne sont pas encore opérationnels. Le syndicat insiste sur le fait que l'efficacité du système repose sur une logistique irréprochable, incluant la mise à disposition d'outils permettant aux forces de l'ordre de vérifier instantanément la validité des permis de conduire et des documents administratifs des véhicules.
Le défi de la formation des forces de l'ordre
Au-delà des infrastructures, le GPRTU pointe du doigt un manque de préparation humaine au sein des services de police. D'après les échanges rapportés par le syndicat, une partie du personnel policier ne maîtrise pas encore le fonctionnement technique du nouveau système. Cette méconnaissance soulève des inquiétudes sur la capacité des agents à appliquer la réglementation de manière uniforme et équitable sur le terrain, risquant de créer une confusion préjudiciable à la fluidité du trafic.
Prioriser la sécurité sur la collecte de revenus
Si le syndicat reconnaît le potentiel de TRAFFITECH-GH pour instaurer davantage de discipline sur les axes routiers et limiter les interactions arbitraires entre policiers et conducteurs, il met en garde contre une dérive mercantiliste. Le GPRTU exhorte les autorités à ne pas faire de la génération de revenus issus des amendes l'objectif principal du projet. Pour les transporteurs, le succès de cette réforme dépendra avant tout de la capacité de l'État à privilégier la sécurité routière et à garantir une période de transition suffisante pour éduquer les automobilistes, justifiant ainsi la demande d'un report de l'échéance à 2027.