Le Ghana Private Road Transport Union (GPRTU) conteste officiellement les déclarations de l'Autorité nationale du pétrole (NPA) affirmant que le projet d'augmentation des tarifs de transport de 30 % aurait été suspendu. Le syndicat maintient sa position et s'apprête à reprendre les discussions avec le ministère des Transports pour finaliser une révision tarifaire devenue, selon lui, inévitable.
Une divergence sur l'état des négociations
Alors que le directeur général de la NPA, Godwin Edudzi Tamakloe, assurait que les échanges avec les opérateurs avaient permis de mettre le projet « en attente », le porte-parole adjoint du GPRTU, Samuel Amoah, a formellement démenti tout consensus. Lors de la dernière réunion tenue le 18 septembre, aucune suspension n'a été actée. Le syndicat insiste sur le fait que le dialogue reste ouvert, mais que l'objectif d'une hausse significative demeure la priorité des transporteurs face à la dégradation de leurs marges opérationnelles.
Le poids des coûts opérationnels
Le GPRTU justifie cette demande de révision par une accumulation de facteurs économiques pesant sur le secteur. La hausse récente du prix plancher du carburant, fixée par la NPA à 16 GH¢ par litre pour l'essence et 16,77 GH¢ pour le diesel, a aggravé une situation déjà tendue. Au-delà du carburant, les transporteurs pointent l'augmentation constante des prix des pièces détachées, des primes d'assurance et des frais d'entretien des véhicules. Ces charges cumulées rendent, selon le syndicat, l'ajustement tarifaire indispensable pour maintenir la viabilité du service de transport public.
Vers un arbitrage final
Le syndicat a toutefois ouvert la porte à une marge de manœuvre, précisant qu'en cas de compromis, le taux d'augmentation ne devrait pas descendre en dessous de 25 %. Une nouvelle session de négociations est prévue ce mardi 22 septembre, après le report dû au jour férié du 21 septembre. Cette rencontre sera décisive pour déterminer le taux final qui sera appliqué aux usagers. En attendant l'issue de ces pourparlers, le GPRTU a officiellement demandé à ses membres de ne pas s'associer au mouvement de grève initié par d'autres associations, privilégiant la voie de la concertation avec les autorités de tutelle pour aboutir à une décision formelle et encadrée.