Le Syndicat des enseignants du Tchad à N’Djamena décrète une grève pour exiger le respect des engagements gouvernementaux

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 34 lectures
Le Syndicat des enseignants du Tchad à N’Djamena décrète une grève pour exiger le respect des engagements gouvernementaux

La section provinciale du Syndicat des enseignants du Tchad (SET) de N’Djamena a officiellement déposé un préavis de grève couvrant la période du 9 au 26 septembre 2026. Ce mouvement social fait suite à une rupture de dialogue entre le corps enseignant et les autorités, ces dernières étant accusées de multiplier les manœuvres dilatoires au détriment de la stabilité du système éducatif national.

Un climat de défiance autour des engagements financiers

Le cœur du conflit repose sur le non-respect par le gouvernement de plusieurs échéances clés. Le syndicat pointe notamment l'absence de signature du protocole d'accord relatif à l'application du décret 2850, initialement prévue pour juin 2026. Les enseignants dénoncent également la prolongation indéfinie d'un moratoire de 18 mois, perçue comme une entrave à leurs droits légitimes. Cette situation est exacerbée par le souvenir de la retenue sur salaire opérée en février 2026, une mesure qualifiée par le SET de « répression aveugle » plutôt que de solution constructive.

Revendications prioritaires pour la reprise

Pour sortir de cette impasse, le SET de N’Djamena a formulé des exigences claires et immédiates. Le syndicat réclame le versement sans condition du demi-salaire retenu en février dernier, la signature effective du protocole d'accord sur le décret 2850, ainsi que la levée des obstacles administratifs concernant les autorisations d'étude. Pour les représentants syndicaux, ces points constituent des préalables indispensables à toute reprise sereine des activités pédagogiques.

La critique d'une gestion jugée antisociale

Au-delà des revendications salariales, le syndicat exprime une profonde indignation face à ce qu'il qualifie de gestion « antisociale » de l'éducation. Le SET reproche au ministère de tutelle de privilégier la création d'institutions budgétivores au détriment des conditions de vie des enseignants, qu'il désigne comme les « piliers de l’avenir national ». En dénonçant des propositions jugées dérisoires concernant les primes de craie et de documentation, le syndicat souligne le décalage croissant entre les ambitions de réforme affichées par le gouvernement et la réalité précaire du terrain scolaire.

Une mobilisation en attente d'issue

Le préavis déposé pour la période du 9 au 26 septembre marque une étape de tension accrue. Si le SET se dit ouvert au dialogue, il appelle l'ensemble de ses militants à une mobilisation stricte. L'issue de ce mouvement dépendra désormais de la capacité du gouvernement à répondre aux exigences syndicales, alors que la rentrée scolaire se trouve directement menacée par ce bras de fer prolongé.

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