Le syndicat des enseignants de l'Université de Taraba (TSU) a formellement démenti les allégations circulant sur les réseaux sociaux, selon lesquelles ses membres seraient les mieux rémunérés du pays. Cette mise au point intervient dans un contexte de tensions sociales, le syndicat appelant les autorités à régulariser les arriérés de salaires et à appliquer les accords nationaux en vigueur.
Une comparaison salariale défavorable à Taraba
Le président de la section locale de l'ASUU, le Dr Joshua Garba Mbave, a présenté des données comparatives pour contester la thèse d'une rémunération privilégiée. Selon les chiffres avancés, un professeur à l'Université de Taraba perçoit environ 1 002 801 nairas, contre plus de 3,3 millions de nairas pour un homologue à l'Université d'État de Rivers. Un constat similaire s'applique aux échelons inférieurs, où les assistants diplômés de Taraba touchent 237 331 nairas, soit moins de la moitié de ce que perçoivent leurs collègues dans les États de Rivers ou du Delta.
Le retard dans l'application des accords nationaux
Le syndicat souligne que l'Université de Taraba accuse un retard structurel dans l'alignement salarial. Contrairement à d'autres institutions du Nord-Est, telles que les universités de Gombe, Bauchi ou Yobe, l'établissement n'a pas intégralement mis en œuvre les ajustements salariaux nationaux, notamment les augmentations de 25 % et 35 % prévues par les accords précédents. Le Dr Mbave précise que le personnel a consenti à des sacrifices financiers, incluant l'abandon d'arriérés, dans le but de préserver la paix sociale au sein de l'institution.
Appel à une régularisation urgente
S'appuyant sur les conclusions d'une mission d'enquête gouvernementale datée de septembre 2026, le syndicat pointe du doigt l'absence de mise en œuvre effective de l'accord FGN-ASUU de 2025. Face à cette situation, l'ASUU exhorte l'administration du gouverneur Agbu Kefas à honorer ses engagements. La priorité affichée par les enseignants est désormais le règlement des arriérés de salaires accumulés depuis janvier 2026, afin de rétablir une équité salariale avec les autres universités d'État du pays.