La Technical Universities Senior Administrators Association of Ghana (TUSAAG) a officiellement mis fin à son mouvement de grève, ordonnant à ses membres de reprendre leurs fonctions dans les universités techniques du pays. Cette décision intervient à la suite de nouvelles concertations avec le gouvernement et les autorités universitaires, visant à débloquer les points de friction relatifs aux conditions de rémunération du personnel administratif.
Le déblocage des négociations salariales
Le conflit social, qui avait conduit à l'arrêt des activités, portait principalement sur deux revendications non satisfaites : le versement d'une indemnité de recherche promise par l'État et l'application intégrale d'un accord sur les indemnités intérimaires. La suspension de la grève a été actée après que le ministère de l'Éducation, la Commission de l'enseignement tertiaire du Ghana (GTEC) et les conférences des vice-chanceliers ont pris l'engagement formel de rouvrir les discussions dans un cadre temporel défini.
Un dialogue social sous condition
La TUSAAG, en coordination avec la Ghana Association of University Administrators (GAUA), a souligné que cette reprise du travail est un geste de bonne foi destiné à privilégier le dialogue social. Toutefois, l'association maintient une position de vigilance. Elle précise que cette suspension est temporaire et strictement conditionnée par des avancées concrètes lors des prochaines sessions de négociation, notamment avec la Fair Wages and Salaries Commission (FWSC).
La menace d'une reprise du mouvement
Malgré le retour au travail, le syndicat a adressé une mise en garde claire aux autorités. En l'absence de résultats satisfaisants dans un délai jugé raisonnable, la TUSAAG se réserve le droit de reprendre son mouvement de grève sans préavis supplémentaire. Pour l'heure, l'organisation appelle ses membres à la discipline tout en saluant la solidarité dont ils ont fait preuve durant la période de mobilisation, tout en remerciant le public pour sa compréhension face aux perturbations engendrées par ce conflit dans le secteur de l'enseignement supérieur.