Le SUDES/ESR dénonce le rétropédalage du ministère de l’Enseignement supérieur concernant la liste des établissements privés jugés « non reconnus » au Sénégal et réclame des sanctions ainsi qu’un meilleur encadrement du secteur.
Liste publiée puis retirée après trois jours
Le 2 octobre, le Directeur général de l’Enseignement supérieur a diffusé une première liste d’établissements privés considérés comme non reconnus. Cette publication a été suivie, trois jours plus tard, par un communiqué du même service annonçant le retrait de ladite liste, invoquant un dysfonctionnement interne. La succession de ces deux décisions, toutes deux signées par la même autorité administrative, a créé une situation de confusion parmi les étudiants, leurs familles et les responsables d’établissements privés, qui se sont interrogés sur la fiabilité des informations officielles délivrées par le ministère.
SUDES/ESR exige des sanctions contre les responsables
Le syndicat estime que cet imbroglio porte un grave préjudice à la crédibilité de la tutelle et demande l’ouverture d’une enquête administrative pouvant mener à des sanctions disciplinaires contre les agents à l’origine de ces erreurs de communication. Pour le SUDES/ESR, la responsabilité doit être clairement établie afin de rétablir la confiance dans les procédures de reconnaissance des établissements privés et d’éviter que de telles incohérences ne se reproduisent à l’avenir.
Appel à un registre positif et à un renforcement du contrôle
Au-delà de la demande de sanctions, le syndicat invite l’État à mettre en place un registre régulièrement mis à jour des établissements et diplômes dûment homologués au Sénégal. Il préconise également un renforcement du contrôle du secteur privé afin d’éviter que de telles incohérences ne se reproduisent et d’assurer une meilleure visibilité pour les usagers de l’enseignement supérieur. Cette mesure, selon le SUDES/ESR, permettrait aux étudiants et à leurs parents de disposer d’une référence fiable lorsqu’ils choisissent un établissement privé.