Le Nigeria fait face à une nouvelle progression de son endettement global, qui s'établit à 166,79 billions de nairas au 30 juin 2026. Cette augmentation de 7,44 billions de nairas en un trimestre souligne la pression exercée sur les finances publiques du pays, portées majoritairement par les engagements de l'État fédéral.
Une structure dominée par le marché intérieur
Au terme du deuxième trimestre 2026, la dette intérieure représente 54,91 % du portefeuille total, soit 91,59 billions de nairas. En convertissant ces engagements au taux de change officiel de 1 379,18 nairas pour un dollar, la dette globale du pays s'élève à 120,93 milliards de dollars. Ce volume se répartit entre 54,52 milliards de dollars de dette extérieure et 66,41 milliards de dollars de dette domestique.
La prédominance des engagements fédéraux
L'État fédéral demeure le principal débiteur du pays, concentrant 152,77 billions de nairas sur le total. Cette somme se décompose en 86,99 billions de nairas de dette intérieure et 65,77 billions de nairas de dette extérieure. À l'échelle des entités infranationales, les gouvernements des États et le Territoire de la capitale fédérale (FCT) cumulent une dette de 14,01 billions de nairas, dont une part significative est constituée d'engagements extérieurs s'élevant à 9,42 billions de nairas.
Les instruments de financement de l'État
Le financement de la dette intérieure fédérale repose essentiellement sur les obligations d'État, qui atteignent 64,84 billions de nairas, soit 74,53 % de ce segment. Les bons du Trésor occupent la seconde place avec 19,48 billions de nairas, représentant 22,39 % de la dette domestique. Le reste du portefeuille est diversifié à travers des instruments spécifiques tels que les Sukuk (1,19 billion de nairas), les billets à ordre (1,22 billion de nairas), ainsi que des obligations d'épargne et des obligations vertes, ces dernières totalisant 47,36 milliards de nairas.